Pour le ministre des affaires étrangères cubain, la visite d'Obama était une «attaque»

Pour le ministre des affaires étrangères cubain, la visite d'Obama était une «attaque» Source: AFP

Ce lundi 18 avril, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a déclaré que la dernière visite du président américain à la Havane constituait une attaque à l'histoire et à la culture cubaine.

«Dans cette visite, il y avait une attaque en profondeur contre nos idées, notre histoire, notre culture et nos symboles», a-t-il déclaré lors du congrès du Parti communiste. Il a en outre accusé Barack Obama de vouloir«éblouir» le secteur privé, en soulignant que les Etats-Unis étaient préoccupés par une seule chose, la construction d'une l'opposition au parti unique au pouvoir depuis 1959.

Ces virulentes critiques s'ajoutent à celle effectuée par Fidel Castro. Six jours après la fin de la visite historique du président américain, l'ancien «Lider Maximo» avait alors déclaré que Barack Obama avait «utilisé les mots les plus sirupeux» pour inviter à tourner la page de la guerre froide. «Chacun de nous a failli avoir un infarctus en écoutant le président des Etats-Unis».

Le libéralisme n'est pas pour demain

Ni «thérapie de choc», ni «privatisations» : le président cubain Raul Castro a prévenu samedi 16 avril que l'Etat garderait la main sur l'économie de l'île, douchant les espoirs nourris ces derniers mois par le rapprochement spectaculaire engagé avec les Etats-Unis.

A l'ouverture du Congrès du parti communiste de Cuba (PCC), grande messe du parti unique qui doit définir la ligne politique des cinq prochaines années, Raul Castro a prévenu que les réformes économiques en cours se poursuivraient, mais sans s'écarter du chemin tracé lors du précédent Congrès de 2011.

«Cuba ne pourra jamais se permettre l'application de ce qu'on appelle les thérapies de choc, souvent appliquées au détriment des classes les plus défavorisées de la société», a prévenu le président cubain dans un discours de plus de deux heures prononcé moins d'un mois après la visite historique du président américain Barack Obama.

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