Soudan du Sud : des combattants alliés au gouvernent autorisés «à violer des femmes» pour salaire

- Avec AFP

@Albert Gonzalez Farran © AFP Source: AFP
@Albert Gonzalez Farran

D'après l'ONU des combattants alliés au gouvernement sont autorisés «à violer des femmes en guise de salaire», le Soudan du sud est l'un des endroits dans le monde «parmi les plus horribles» pour les droits de l'Homme.

«Il s'agit d'une situation des droits de l'Homme parmi les plus horribles dans le monde, avec une utilisation massive du viol comme instrument de terreur et comme arme de guerre», a déclaré le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein. «L'échelle et le type de violences sexuelles – qui sont principalement le fait des forces gouvernementales SPLA [Armée populaire de libération du Soudan, ndlr] et des milices qui leur sont affiliées – sont décrits avec des détails épouvantables et dévastateurs, tout comme l'attitude – presque désinvolte mais calculée – de ceux qui ont massacré des civils et détruit des biens et des moyens de subsistance», a-t-il ajouté.

Dans son rapport, l'ONU assure notamment que «selon des sources crédibles, des groupes alliés au gouvernement sont autorisés à violer les femmes en guise de salaire», au nom du principe du «faites ce que vous pouvez et prenez ce que vous voulez».

Déjà en décembre dernier, Médecins Sans Frontières (MSF) dénonçait l'«échec complet» de la mission des Nations unies censée mettre un terme aux cycles de violence qui frappent le Soudan du Sud depuis près de deux ans. MSF décrivait alors des atrocités comme le cannibalisme forcé, la violence sexuelle et les attaques contre les civils dans leurs lits d'hôpital. En mai dernier, les forces pro-gouvernementales ont tué au moins 129 enfants en l'espace de trois semaines, les survivants ont raconté que des garçons avaient été castrés et saignés à mort et que des jeunes filles âgées d'à peine huit ans avaient été violées, d'autres enfants ont été jetés vivants dans des bâtiments en feu. 

Le Soudan du Sud a replongé dans la guerre civile en décembre 2013, quand des combats ont éclaté entre les forces loyales au président Salva Kiir et les troupes pro-Machar au sein de l'armée, minée par des conflits ethniques liés à la rivalité des deux hommes. 

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