La femme de l’Israélien jugé pour avoir tué trois palestiniens qualifie leur famille de «terroriste»

Manifestation de soutien à la famille Dawabsha © Abed Omar Qusini Source: Reuters
Manifestation de soutien à la famille Dawabsha

L’incident s’est produit lors des audiences préliminaires d’Amiram Ben-Uliel, et d’un autre suspect, mineur, accusés d’avoir participé à l’opération incendiaire contre la famille Dawabsha, tuant un bébé et ses parents en juillet dernier.

Après les audiences à huis clos, les familles des deux camps et leurs soutiens se sont violemment confrontées. Des membres de la famille Dawabsha criaient «Dieu est grand» et «N’avez-vous pas honte ?» aux familles des suspects. Oriane Ben-Uliel, la femme d’Amiram, leur a alors répondu : «Vous ne faites que montrer que vous êtes des terroristes.»

Amiram Ben-Uliel, âgé de 21 ans et venant de Jérusalem, ainsi qu’un mineur âgé de 16 ans, ont été mis en cause, au début du mois de janvier dans l’attaque du 31 juillet 2015 contre l’habitation d’une famille palestinienne du village de Douma en Cisjordanie.

Ils avaient provoqué un incendie au cour duquel avait péri Ali Saad Dawabsha, âgé de 18 mois, tandis que ses parents Riham et Saad décédaient des semaines plus tard de leurs blessures.


Le père de Riham Dawabsha a déclaré à la presse israélienne que Ben-Uliel n’avait pas cessé de rire durant toute l’audience : «C’est la personne qui a tué mon fils, et ils le laissent me rire au nez. C’est difficile pour quelqu’un de faire face à l’assassin de sa famille, mais j’ai l’intention de venir à toutes les audiences.»

Si le public ne peut pas assister aux audiences, le député Bassal Ghattas, faisant partie de la coalition arabe à la Knesset, a affirmé que le procès devrait être public. «Tout le monde devrait être au courant de ce qu’il se passe à l’intérieur. C’est un procès très important pour le public, de quelqu’un qui a commis un acte totalement criminel, un crime néo-nazi» a-t-il déclaré.

Nassar Dawabsha, le frère de Saad, a lui affirmé qu’il doutait du fait que justice soit rendue. «Je suis venu aujourd’hui car nous devons surveiller le tribunal», a-t-il déclaré avant d'ajouter : «Il est très difficile pour moi de voir les meurtriers de mon frère, et je suis très en colère. Nous demandons la justice, et nous ne pensons pas que la justice sera rendue. Car s’il y avait une justice, Israël aurait évité que cela ne se produise.» 

L'attaque, qui avait provoqué un électrochoc dans l'opinion publique israélienne, avait mené à ce que des dirigeants politiques usent pour la première fois de l'expression de «terrorisme juif» concernant les agresseurs. De nouvelles mesures ont été mises en place, comme la détention provisoire sans procès pour les citoyens juifs israéliens, disposition qui n'existait auparavant que pour les Palestiniens.

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