Daesh menace les directeurs de Twitter et Facebook pour avoir suspendu des comptes

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg© Stephen Lam Source: Reuters
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg

Les visages de Mark Zuckerberg, de Facebook, et Jack Dorsey, de Twitter, criblés de balles : c’est ce que l’on peut voir dans la nouvelle vidéo de propagande du groupe terroriste. En cause ? La campagne antiterroriste menée par les réseaux sociaux.

Récemment, les deux hommes d’affaires s’étaient entretenus avec de hauts responsables à la Maison Blanche pour établir une stratégie de lutte contre le djihadisme en ligne. Facebook et Twitter avaient dans la foulée tenté de bloquer le contenu extrémiste de leur site, notamment en supprimant des profils de militants de Daesh.

Mais l’organisation djihadiste n’a pas tardé à réagir, et un texte annonce dans sa dernière vidéo : «Si vous fermez un compte, nous en ouvrirons 10 en retour et bientôt, vos noms seront effacés après que nous aurons supprimé vos sites, si Dieu le veut.» Daesh revendique ensuite plus de 10 000 comptes Facebook et 5 000 profils Twitter.

Il ne s’agit pas des premières menaces proférées à l’égard de Jack Dorsey, puisqu’un communiqué de l’Etat islamique publié en mars 2015 s’adressait directement à lui en des termes agressifs : «Votre guerre virtuelle contre nous causera une guerre réelle contre vous […] vous ne reviendrez jamais à la vie.»

Le réseau social Twitter, qui est devenu un outil important de propagande djihadiste, a déjà clôturé quelques 125 000 comptes reliés à Daesh. Pourtant, de nouveaux profils apparaissent aussitôt que d’autres sont fermés.

Ces derniers temps, le gouvernement américain a tenté de rallier les géants de l’internet à la lutte contre Daesh. Un sommet secret s’est ainsi tenu à San José en janvier, rassemblant des représentants de Facebook, Twitter ou Apple, mais aussi le directeur des renseignements américains (NSA), Michael Rogers. Le but était de lancer une campagne antiterroriste sur la toile.

En savoir plus : Apple lance un défi à un FBI qui risquerait de «violer le droit à la liberté d’expression»

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales