100 parlementaires européens demandent à retirer le PKK de la liste des organisations terroristes

Des manifestants kurdes défilant au Liban© Hasan Shaaban Source: Reuters
Des manifestants kurdes défilant au Liban

Des membres du Parlement, dont les Français Jean-Luc Mélenchon, José Bové ou Eva Joly, réclament à l’Union européenne de décriminaliser le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste par la Turquie et Bruxelles.

Pour les personnalités signataires de cet appel, la violence de la répression menée par Erdogan contre le PKK, menace sérieusement la solution démocratique à la question du statut des Kurdes en Turquie. Or cette violence est pour le moment légitimée par l’inscription du PKK à la liste des organisations terroristes, non seulement d’Ankara, mais aussi de l’Union européenne. 

La violence de cette répression déstabilise également le Moyen-Orient, notamment en affaiblissant «le combat contre Daesh» auquel est associé le PKK.

Le texte souligne également que «c’est un fait que l’interdiction du PKK est un obstacle à l’établissement de la paix, du dialogue et des négociations. L’interdiction du PKK rend également possible les violations des droits de l’Homme, permet d’entraver la liberté d’opinion et la liberté de la presse». Les Kurdes sont décrits par les signataires comme «une partie importante des luttes politiques au Moyen-Orient». Ceux-ci appellent également le président Erdogan à la négociation avec le PKK, qui a le statut d’organisation terroriste en Turquie.

Les parlementaires, parmi lesquels on retrouve les députés écologistes José Bové et Eva Joly, ou encore Jean-Luc Mélenchon, du Front de Gauche, appellent enfin le Conseil de l’Union européenne à retirer le parti de la liste des organisations prohibées.

Les Kurdes, qui font face à la répression du gouvernement en Turquie, ont également été pris pour cible en Syrie par l’armée d’Erdogan le 13 février. Des groupes qui y combattaient l’organisation Daesh ont été visés par des missiles dans le nord-ouest du pays, provoquant une vague de protestation à l’international.

En savoir plus : Pour Damas, les bombardements turcs en Syrie sont un «soutien direct aux terroristes»

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