Changement de cap ? Merkel souhaite une zone d’exclusion en Syrie

Changement de cap ? Merkel souhaite une zone d’exclusion en Syrie© Umit Bektas Source: Reuters
Angela Merkel

Dans une interview à un journal allemand, la chancelière Angela Merkel s’est prononcée en faveur de l’introduction d’une zone d’exclusion en Syrie. Une prise de position provoquée par l’envie de renverser le gouvernement syrien, selon notre expert.

«Dans la situation actuelle, il serait utile d’avoir une région où aucune des parties au conflit n’effectuerait de frappes aériennes, une sorte de zone d’exclusion», a-t-elle indiqué au journal Stuttgarter Zeitung.

Cette annonce, signe d'un changement de stratégie de l’Allemagne vis-à-vis du Moyen-Orient, va à l’encontre de l’avis de l’OTAN, qui a déclaré la semaine dernière qu’une telle zone n’était pas quelque chose qui semblait se dessiner.

D'un autre côté, il s'agit là de quelque chose que la Turquie exige depuis longtemps. «Les Nations unies, ensemble avec leurs institutions, doivent faire un effort plus important afin de mettre un terme à la crise humanitaire en Syrie. Le problème ne peut pas être résolu sans la mise en œuvre d’une zone d’exclusion au-dessus de la Syrie», a insisté à plusieurs reprises au cours de ces dernières années le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Il est à noter qu’en 2011 l’Allemagne s’est opposée catégoriquement à l’introduction d’une zone d’exclusion au-dessus de la Libye. De l’autre côté, le fait que l’Allemagne était un des pays réticents à se joindre à la coalition militaire en Irak visant à attaquer le pays en 2003 démontre que la position de l’Allemagne a évolué.

Le chaos préféré à Assad ?

Pour l’expert en affaires internationales Michael Opperskalski, une telle prise de position par Angela Merkel s’explique par différentes raisons. Premièrement, Berlin exerce des pressions afin de suivre les intérêts d’Ankara, l’Allemagne négociant avec la Turquie sur la question de l’afflux de réfugiés, explique-t-il.

D’un autre côté, c’est l’envie de la chancelière de renverser Bachar el-Assad, qui, «soutenu par la Russie, le groupe Hezbollah et l’Iran, a réalisé de grandes avancées sur le terrain». Une situation qui agace profondément les partisans d'un changement de régime en Syrie.

«Elles [les autorités allemandes] ne sont pas intéressées par la paix mais par l’arrêt de ces avancées», a-t-il conclu dans son interview à RT, qualifiant cette l'initiative allemande de «jeu malsain».

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