Islande : 1,9% de taux de chômage en 2015, un chiffre qui fait rêver plus d'un pays européen !

Reykjavik capitale de l'Islande© reuters Source: Reuters
Reykjavik capitale de l'Islande

Ce petit pays a retrouvé son niveau de chômage d’avant la faillite de ses banques en 2008 due à la crise économique européenne. En 2007 son taux de chômage était de 1,3% et il est monté jusqu'à 10% dans l'année de la crise.

L’Islande, cette île coincée entre le Groenland et la Norvège, qui compte environ 320 000 habitants a réussi une remontée économique fulgurante. Des chiffres du chômage qui font rêver plus d'un pays en Europe, en particulier la France avec ses 10,5% de chômeurs, en Italie il est de 12,4% et en Espagne de 22,7%! Lors de la faillite des banques du pays en 2008, le FMI parlait d’une vraie tempête dans le pays : «Peu de pays, voire aucun, avaient vécu une débâcle économique aussi catastrophique».

Alors comment expliquer cette remontée ?

En novembre 2015, le premier ministre islandais s’exprimait : «nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été membre de l’Union européenne». Ajoutant que le fait de ne pas faire partie de la zone euro avait été une chance pour le pays : «Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l'Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique». Pour le gouvernement islandais il apparaît clair que l'Union européenne est un frein à la bonne santé économique des pays. 

Le pays a pris des mesures après la crise de 2008 et a laissé ses banques faire faillite contrairement aux autres pays européens qui ont tous fait pour nationaliser sauver leurs banques. Le site Geopolis explique que «le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd'hui maîtrisée... et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières. Cette politique a fonctionné, moins d’entreprises ont fait faillite et il n’y a pas eu d’exode des jeunes comme au Portugal, Espagne ou Irlande ».

Selon l'AFP les inégalités sont parmi les plus faibles au monde en Islande et l'espérance de vie très élevée (83 ans). Bref un pays où il fait bon vivre a priori.

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