Royaume-Uni : les médias interdits d’informer sur l’acquittement d’un terroriste présumé

On ne saura peut-être jamais la vérité sur le procès d'Erol Incedal. © Flickr
On ne saura peut-être jamais la vérité sur le procès d'Erol Incedal.

Plusieurs groupes de médias n'ont pu faire usage de leur droit de rapporter ce qu’ils savent du procès d’Erol Incedal. L’année dernière, l’étudiant en droit avait été acquitté. Il était accusé de préparer des attentats sur le sol britannique.

C’est l’un des procès les plus secrets de ces dernières années outre-Manche. Pourquoi Erol Incedal, jeune étudiant accusé de préparer des attaques terroristes au Royaume-Uni, s’est vu blanchi par le tribunal l’année dernière ? On ne risque pas de le savoir de si tôt. Le 9 février, les juges de la cour d'appel de Londres ont refusé à plusieurs médias de rendre compte de cette affaire.

Tuer Tony Blair

Erol Incedal, originaire du sud-est londonien aurait, avec un complice basé en Syrie, planifié l’assassinat de plusieurs personnalités telles que l’ancien Premier ministre Tony Blair. Une attaque du style de celle de Bombay en 2008, lors de laquelle 179 personnes ont trouvé la mort, a également été évoquée.

Mais à la surprise générale, le jeune homme s’en est très bien sorti. Le secret dans lequel a baigné son procès, auquel seule une poignée de journalistes triés sur le volet avait pu assister, avait attisé la curiosité des médias.

Le problème, c’est que les rares représentants de la presse présents lors des audiences n'avaient pas le droit de rapporter la moindre information. De plus, certaines parties du procès se sont tenues à huis clos, sans aucun journaliste.

Action de la presse

C’est cette interdiction de rendre compte des événements dont les journalistes ont été témoins que plusieurs organisations de médias ont tenté de faire annuler. Malheureusement pour eux, le Lord en chef pour la Justice ainsi que deux autres juges de la cour d’appel de Londres en ont décidé autrement.

Pourtant, l’un des avocats plaidant pour la presse a souligné que l’affaire soulevait «des questions importantes sur le principe constitutionnel de la justice ouverte». Des arguments auxquels les magistrats n’ont pas été sensibles. Le secret entourant cette affaire n’est pas prêt de se dissiper.

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