«Site de rencontre pour blancs», le fondateur dénonce les critiques et ne voit rien de raciste

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Les sites de rencontre en ligne ont facilité le rapprochement entre les gens à travers toute la planète pendant des années, mais au-delà des récentes préoccupations de sécurité de ces sites, certaines plateformes soulèvent d’autres problèmes.

Depuis les débuts des premiers sites de rencontres, plutôt généralistes, l’offre s’est énormément diversifiée. On peut désormais rencontrer l’âme sœur selon de très nombreux critères. C’est dans ce contexte qu’est apparu «Where White People Meet» : un site de rencontre américain destiné aux blancs. Son nom n’a pas besoin d’explication supplémentaire, et plusieurs personnes, furieuses, qualifient le site de raciste.

«Rejoignez gratuitement Where White People Meet aujourd’hui. Adhérez pour seulement 4 dollars», lit-on sur l’affiche du site qui a provoqué une véritable controverse à travers les Etats-Unis. Dans l’Utah, plusieurs plaintes ont été déposées, exigeant de retirer la publicité de la ville.

Cependant, le site internet existe toujours et prend même de l’ampleur. Dans la description de profil «about us» (qui sommes-nous), le modérateur a répondu «pourquoi pas» pour expliquer la signification du nom du site.

La chaîne RT s’est entretenue avec son fondateur Sam Russell pour faire le point. «Tout le monde a des préférences différentes. Et c’est un site où les blancs se rencontrent. Malgré la couleur de peau, la religion ou la race, vous pouvez y accéder si telle est votre choix», a-t-il expliqué.

L’idée que les blancs ont besoin de leur propre plateforme dédiée a été tournée en dérision à la télévision, ainsi que sur les réseaux sociaux. Ainsi, tout en se moquant des potentiels utilisateurs du site, certains utilisateurs de Twitter ont proposé quelques endroits alternatifs où des blancs sont susceptibles de se rencontrer.

Et le choix est varié : les salons de bronzage, les cafés Starbucks, les campagnes de financement pour Donald Trump… et l’Oregon. L’humoriste et animateur de télévision américain Jimmy Kimmel, a également trouvé ridicule ce site, allant jusqu’à se demander «est-ce que les blancs ont du mal à rencontrer d’autres blancs ?».

Cependant, malgré la critique, le fondateur du site ne voit rien de mal ou de raciste dans sa nouvelle plateforme de rencontre.

«Le titre ne dit pas "où uniquement les blancs se rencontrent", c’est une idée fausse. D’après ce que je vois, il y a près de 25% de gens non blancs sur le site. Je ne crois pas au racisme en fait, j’estime que nous sommes tous créés égaux», a noté Sam Russell, en qualifiant d’horrible de pointer quelqu’un du doigt, de le juger, de l’exclure à cause de son origine ethnique.

Activités jugés racistes

Ce n’est bien évidemment pas la première polémique raciste aux Etats-Unis. Encore récemment, en juin dernier, le film tiré du roman «Autant en Emporte le Vent» a été taxé de racisme et d'apologie de l'esclavage par un critique du New York Post.

Plus tôt dans le mois, le nouveau logo du quartier de Whitesboro à New York a suscité la polémique. Les résidents ont même été appelés à voter symboliquement afin de décider s'il fallait ou non renoncer au nouvel emblème.

Un autre malentendu ayant lieu à New York a vu la police interner injustement une femme noire en hôpital psychiatrique. La victime prétendait être propriétaire d’une BMW, être banquière ou encore être suivie par Barack Obama sur Twitter. On lui a administré de forts médicaments tout en niant les déclarations de la femme… Sauf que tout était vrai.

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