«Nous allons vers un 11 septembre européen», selon un responsable du contre-terrorisme français

Des membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) à l'entraînement dans les rues de Paris, le 11 octobre 2009 Source: Reuters
Des membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) à l'entraînement dans les rues de Paris, le 11 octobre 2009

L'Europe doit s'attendre à connaître cette année des attaques simultanées dans des villes majeurs de plusieurs pays du vieux continent, a déclaré un responsable français du contre-terrorisme qui a requis l'anonymat.

Cité par l'AFP, il a indiqué penser que pendant l'année 2015 l'Europe avait été relativement épargnée par les attentats par rapport à ce qui pourrait se produire en 2016. Les attaques du 13 novembre dernier à Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts et près de 352 blessés ne sont, selon lui, que le point de départ d'autres attaques.

«Nous allons vers un 11 septembre européen : des attaques simultanées le même jour dans plusieurs pays, à plusieurs endroits. Quelque chose de très coordonnée. Nous savons que les terroristes travaillent sur cela», a-t-il poursuivi.

«Que l'on ait des attentats en 2016, c'est évident. Que l'on ait une vague d'attentats et 3 000 morts comme lors du 11 septembre, c'est un autre problème», explique pour sa part le Général Jean-Bernard Pinatel, spécialiste des questions géopolitiques, dans une interview à RT France. Il tient à relativiser ces allégations qui, selon lui, ne sont basées sur aucune information précise.

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«La sécurité a 100% n'existe pas»

La source anonyme a ajouté que l'organisation de l'Etat islamique recrutait et entraînait des européens «dans le but de les envoyer frapper leurs pays d'origines. Ils ont les faux papiers nécessaires, la maîtrise du langage, les sites, les armes. Nous en avons stoppé beaucoup, mais il doit être reconnu que nous sommes débordés. Nous allons échapper à certains, d'autres vont réellement arriver».

Jean-Bernard Pinatel estime pour sa part que «la sécurité a 100% n'existe pas. mais nos forces de sécurité font un travail admirable et l'état d'urgence leur facilite effectivement la tâche puisqu'ils peuvent réagir très rapidement dès qu'ils ont une information».

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré mardi 5 janvier que les services de sécurité français avait déjà «démantelé 18 filières de recrutement» sur l'année 2015 et procédé à «l'arrestation de 11 groupes qui s'apprêtaient à faire des attentats. Et depuis le printemps ce sont six attentats qui ont été déjoués».

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