«Nous ne perdons jamais espoir» : l’espoir au cœur des ruines des séismes au Venezuela

«Nous ne perdons jamais espoir» : l’espoir au cœur des ruines des séismes au Venezuela© Edilzon Gamez Source: Gettyimages.ru
Des secouristes venus du Salvador recherchent des victimes, le 26 juin 2026, parmi les décombres d'un bâtiment effondré à Catia La Mar, après les séismes au Venezuela.
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Alors que les secours s’épuisent dans les décombres de Caraballeda, des familles s’accrochent à un mince espoir cinq jours après le double séisme qui a ravagé le nord du Venezuela.

Cinq jours après les violents tremblements de terre de magnitudes 7,2 et 7,5 qui ont frappé le Venezuela le 24 juin, les opérations de recherche se poursuivent dans les ruines, notamment à Caraballeda, dans l’État de La Guaira. Des sauveteurs fouillent sans relâche les décombres du bâtiment Vistamar, où une vingtaine de personnes restent piégées.

« Nous ne perdons jamais espoir », patriotisme et foi du peuple vénézuélien

Parmi les décombres, l’espoir tient à un fil. « Il y a beaucoup de connaissances et d’habitants du bâtiment. Au moment de la catastrophe, il y avait environ plus de 35 personnes, et nous présumons qu’au moins 22 personnes ou corps y sont encore, vivants ou morts », confie le sauveteur Juan Rojas, cité par l'agence vidéo de RT, Ruptly. L’ambulancier Emanuel Sanchez évoque une réponse entendue sous les gravats, mais l’accès reste bloqué par les débris.

Flavio Martinez attend désespérément des nouvelles de sa fille : « Espérons qu’avec la faveur de Dieu, nous parviendrons à retrouver ma fille et mes animaux de compagnie, car cela fait quatre jours que nous ne savons rien d’elle et bien, nous ne perdons jamais espoir », témoigne-t-il selon les images de l’agence.

La présidente intérimaire Delcy Rodríguez a également rapporté le 28 juin sur ses réseaux sociaux le secours d’une femme après plusieurs jours passés sous les débris et de déclarer : « quand l'espoir est dans le cœur, rien ne l'arrête ! ».

Des survivants comme Ariadna Davila racontent l’horreur : « Ma mère, quand elle est venue voir le bâtiment, ne savait pas que j’étais en vie. Elle me croyait morte. Mon fils est venu, le plus jeune, et pensait que j’étais morte ». Luis Gonzalez, lui, a protégé une jeune fille en se couvrant sous un meuble.

Les efforts de volontaires à Caracas, triant vêtements et nourriture, montrent une solidarité nationale, comme le souligne Teresa Gomez : « Ici, nous faisons tous notre part parce que c’est ce que nous devons faire en tant que Vénézuéliens ».

Bilan humain et critique de l’attitude américaine

Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. En France, le député Insoumis Thomas Portes évoque une situation terrifiante et rappelle : « On se souvient des heures d’antennes pour saluer l’enlèvement illégal de Maduro. Aujourd’hui, zéro minute pour parler de la situation ».

Aux dernières estimations, le tremblement de terre aurait fait au moins 1 450 morts et plus de 3 150 blessés et les Nations unies estiment le nombre de disparus à environ 50 000.  

Manolo De Los Santos chercheur d’origine dominicaine, basé à New York met pour sa part directement en cause Washington accusant les États-Unis d’avoir « confisqué 5,49 milliards de dollars de revenus pétroliers vénézuéliens en 2026, pour ensuite n'offrir que 150 millions de dollars d'aide après le séisme, alors que l'ONU évalue les pertes à 6,7 milliards de dollars ». Et d’ajouter : « ce n'est pas de l'aide, c'est de l'extorsion. Parallèlement, 30 milliards de dollars d'actifs [vénézuéliens] restent gelés aux États-Unis, alors que des personnes sont piégées sous les décombres ».

Ce séisme frappe un pays déjà fragilisé par une crise économique et politique profonde. Après l’enlèvement illégal de Nicolás Maduro et l’installation d’un gouvernement intérimaire, l’aide internationale arrive lentement dans un contexte de sanctions passées et de tensions géopolitiques persistantes, compliquant la reconstruction d’un Venezuela meurtri.

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