Proches de reprendre Ramadi, les troupes irakiennes ont saisi le dernier bastion de Daesh

L'armée irakienne en passe de reconquérir Ramadi Source: Reuters
L'armée irakienne en passe de reconquérir Ramadi

Après des mois de combat, un porte-parole de l’armée irakienne a annoncé la reprise du complexe gouvernemental dans le centre de Ramadi, dernier bastion de terroristes dans la ville tombée en mai dernier sous les coups de boutoirs de Daesh.

«Le fait que nous contrôlons désormais le complexe gouvernemental signifie qu’ils [combattants de Daesh] sont défaits de Ramadi», a conclu Sabah al-Numani, le porte-parole des forces irakiennes d'élite du contre-terrorisme (CTS) face aux journalistes.

Al-Numani a souligné que le complexe était sous le contrôle complet des troupes irakiennes «sans présence de combattants de Daesh», ajoutant que certains djihadistes pouvaient se cacher dans «des poches dans certaines parties de la ville».

Les troupes irakiennes ont avancé jusqu’au quartier de Hoz dans le centre de Ramadi, qu’ils ont reconquis dans la nuit, a indiqué le porte-parole de l’armée Yahya Rasool.

D'après une source contactée par BBC, les militaires irakiens seraient déjà entrés dans d'anciens locaux gouvernementaux de Daesh à Ramadi, là où les terroristes se sont barricadés pour résister à l'offensive lancée par Bagdad.

«Des frappes aériennes ont aidé à détruire des engins explosifs ainsi que des maisons piégées, facilitant ainsi notre avancée», a fait savoir Rasool.

Les soldats sont entrés dans un des bâtiments en projetant de reprendre le contrôle du reste du complexe, alors que des mines pourraient s'y trouver.

Les forces irakiennes ont perdu le contrôle de Ramadi en mai, après une semaine de combat. Depuis, l’armée essaye de reprendre cette ville, située en bordure de la province d’Anbar, dans la vallée fertile de l’Euphrate.

La lute est devenue plus difficile à cause des tensions entre le gouvernement chiite de Bagdad et les leaders des milices locales dans cette province majoritairement sunnite. L’Irak a connu des années de violence sectaire depuis que l’invasion américaine a renversé le régime minoritaire sunnite de Saddam Hussein et établi un gouvernement majoritairement chiite.

Dans la lutte entre Bagdad et les djihadistes radicaux sunnites de Daesh, les forces tribales sunnites sont majoritairement restées neutres, refusant de coopérer avec le gouvernement central, menant à des accusations de collaboration.

L’offensive a été soutenue par des raids aériens de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Cependant, les milices chiites soutenues par l’Iran, qui ont joué un grand rôle dans la lutte contre Daesh partout en Irak jusque maintenant, n’ont pas été impliquées. Bagdad s’est engagé à rendre la ville à la police locale et aux forces tribales après sa reprise complète des mains de djihadistes.

L’arme irakienne s’apprête ensuite à concentrer ses efforts sur une autre ville importante contrôlée par Daesh. «La reprise de notre bien-aimée Mossoul sera atteinte avec la coopération et l'unité de tous les Irakiens après la victoire sur la ville de Ramadi», a confirmé le 25 décembre le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

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