En Italie, des réfugiés en colère réclament du personnel de ménage et le Wifi

Des réfugiés à l'entrée d'un centre d'hébergement à Mineo en Sicile en Avril 2015. © Antonio Parrinello Source: Reuters
Des réfugiés à l'entrée d'un centre d'hébergement à Mineo en Sicile en Avril 2015.

Dans le nord de l'Italie, un groupe de 24 réfugiés ont déposé leurs ordures dans les rues, pour protester contre l'absence de personnel de ménage ainsi que de connexion Wifi dans leur centre d'accueil, provoquant la colère de la population locale.

Le maire, Alessandro Grieco, a dû intervenir personnellement avec l'aide de trois policiers pour calmer la situation, tandis que les tensions commençaient à s'envenimer entre les réfugiés provenant d'Afrique subsaharienne et la population locale. 

La Ligue du Nord, farouchement opposée à l'immigration, s'est immédiatement saisi de l'affaire. Le Chef du parti, Matteo Salvini a même lancé une pique à la membre de la Chambre des députés et journaliste de gauche Laura Boldrini, ex-porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés et particulièrement engagée pour la cause des migrants :

«Il n'ont pas de femme de ménage, vous vous rendez compte ? Il faudrait envoyer Boldrini pour qu'ils soient contents !», a-t-il lancé d'un ton irrité.  

Le maire de Ceranova a également convoqué une réunion avec le préfet de la région, et fait expulser le meneur des manifestations, un homme de 24 ans.

«Nous ne tolérerons jamais ce genre de manifestations. Les réfugiés peuvent bien entendu faire part des problèmes qu'ils rencontrent, mais ce n'est pas une façon acceptable de le faire !», a-t-il déclaré.

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Depuis plusieurs mois, l'Italie doit faire face à une arrivée massive et quasi quotidienne de migrants. Plus de 120 000 d'entre eux sont déjà arrivés dans le pays depuis le début de l’année 2015.

Parmi eux, un tiers a refusé de s’identifier en donnant ses empreintes digitales et en se laissant prendre en photo. 

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