Les pays occidentaux attendent l'accord des factions rivales libyennes pour bombarder Daesh

4 années après l'intervention de l'Otan en Libye, l'échec est retentissant. Face à un Etat déliquescent en proie aux groupes terroristes, certains pays occidentaux veulent mener des raids aériens, solution ultime selon eux pour éviter le pire.

Les responsables occidentaux désirent coûte que coûte effectuer une nouvelle intervention aérienne en Libye dans les prochains jours afin d'éviter que la ville stratégique d'Ajdabiya (160 km au sud de Benghazi) ne tombent entre les mains de Daesh. Si cet objectif n'est pas atteint, l'organisation terroriste serait alors en passe d'envahir un territoire riche en hydrocarbures. «Si Daesh détient Ajdabiya, ils auront une influence sur la région», a affirmé l'analyste libyen Mohamed Eljarh au Guardian. «Daesh va continuer à jouer sur les points faibles de la Libye pour étendre son territoire.» a-t-il en outre ajouté.

Positionnées au large de la Méditerranée, les forces britanniques, américaines et françaises sont contrainte d'atteindre le feu vert officiel du futur gouvernement libyen d'union national qui devrait voir le jour après la signature d'un accord au Maroc entre des représentants des parlements rivaux de Tripoli et Tobrouk. Néanmoins, l'espoir suscité par la conclusion d'un processus parrainé par l'Organisation des Nations Unies (ONU) risque de se transformer en désillusion en raison de la non reconnaissance par les deux présidents des Parlements rivaux du texte signé. Par ailleurs, les principaux groupes armés contrôlant Tripoli n'ont pas été conviés à la table des négociations. Si le chaos politique, frein majeur à la résolution de l'instabilité sécuritaire, n'est pas définitivement réglé, cela constituerait alors un scénario cauchemardesque pour les puissances occidentales.

Le bombardement en cours en Syrie et en Irak contre Daesh deviendrait inefficace en raison de la possibilité pour les terroristes de se rabattre en Libye et ainsi constituer un nouveau front. Selon plusieurs observateurs, seule une intervention au sol pourrait mettre en déroute les combattants de l'organisation terroriste. La pluralité des milices sur le terrain, dont on ne sait guère aujourd'hui leurs réactions face à une intervention occidentale, reste un paramètre qui complique sérieusement ce mode d'action. 

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