Fusillade de San Bernardino : Un «acte de terrorisme», selon le FBI

Les armes retrouvées sur les deux tireurs, à leur mort© Handout Source: Reuters
Les armes retrouvées sur les deux tireurs, à leur mort

Le directeur adjoint du bureau du FBI à Los Angeles a reconnu que la fusillade de San Bernardino, où un couple a tué 14 personnes et en a blessé 21, était un «acte de terrorisme», alors que l'identité des tireurs s'éclaircit peu à peu.

«A l’heure d’aujourd’hui, se basant sur les informations et les faits, comme nous les connaissons, nous enquêtons sur ces actes horribles comme un acte de terrorisme», a déclaré David Bowdich dans une conférence de presse. Celui-ci a également ajouté qu'aucun des tireurs n'était connu des services de renseignement.

Alors qu'un journaliste lui posait la question de savoir s'il s'agissait de «la première attaque de Daesh aux Etats-Unis», il a déclaré qu'il ne franchirait pas ce pas, expliquant que l'enquête suivait son cours. Le FBI analyse en ce moment le téléphone et les e-mails des tireurs présumés.

Plus tôt dans la journée, un post Facebook, apparemment attribué à Tashfeen Malik (la femme qui a commis la fusillade avec son mari Syed Farook), prêtait allégeance au groupe terroriste Daesh.

En savoir plus : La tireuse de San Bernardino aurait prêté allégeance à Daesh peu avant la fusillade

Mais si David Bowdich a expliqué que cet élément était toujours en cours d'analyse par le FBI, il a en revanche indiqué qu'il ne «serait pas surpris» que le groupe Etat islamique revendique cette attaque, ce qu'il n'a pas fait pour le moment. L'enquêteur a toutefois rappelé qu'une hypothétique revendication ne signifierait rien de particulier, si ce n'est une volonté de la part du groupe terroriste d'associer son nom à cette fusillade.

Durant la conférence de presse, on a également appris qu'avant l'attaque, les tireurs ont supprimé leurs comptes sur les réseaux sociaux et détruit leurs téléphones portables, ainsi que leurs ordinateurs.

Le directeur adjoint du bureau du FBI à Los Angeles a rappelé que l'on ne connaissait toujours pas les motifs des tireurs. Il a ajouté que le FBI «n’a pas connaissance d’une quelconque autre menace aux Etats-Unis en ce moment».

«Ne laissez pas cela provoquer une hystérie de masse», a-t-il imploré, à la fin de la conférence de presse.

Mercredi 2 décembre, Syed Farook, né aux Etats-Unis, et sa femme pakistanaise Tashfeen Malik, ont tué 14 personnes et en ont blessé 21 autres lors d'une fusillade à l'arme automatique dans un centre d'aide pour les déficients mentaux. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils se seraient radicalisé peu après leur rencontre en Arabie saoudite. Il s'agit de la 352e fusillade cette année aux Etats-Unis.

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