Une nouvelle vidéo des attaques de Paris montre le moment où une kamikaze se fait exploser

© Capture d'écran, compte Twitter @Independent_ie

La police française a continué à négocier avec Hasna Aitboulahcen, la djihadiste blonde peroxydée âgée de 26 ans, jusqu’à ce qu’elle se fasse exploser, comme l’a révélé un enregistrement amateur et les rapports des autorités.

Alors que les hommes de l’unité spéciale du Raid entouraient la maison de banlieue parisienne de Saint-Denis mercredi dès l’aube, Hasna Aitboulahcen, se trouvait au côté de son cousin Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats meurtriers de Paris, qui ont tué au moins 130 personnes.

Des témoins ont indiqué que la jeune femme est apparue près de la fenêtre en criant «Aidez-moi ! Aidez-moi !», lors des échanges de feu menés avec des djihadistes où la police aurait utilisé environ 5 000 munitions.

Il n’était pas clair si son cri était un piège ou bien un véritable appel à l’aide. Mais lorsque la police a demandé à la femme de ne pas bouger, elle s’est cachée dans l’appartement. Quelques minutes après, elle est réapparue pour un dernier échange.

Dans la vidéo amateur de la scène, on entend les policiers poser cette question : «où est ton copain ?», faisant référence à Abdelhamid Abaaoud. Ce à quoi, la fille a répondu qu’il n’était pas son copain. Le policier a toutefois répété sa question, et Hasna a répondu de la même manière. Une explosion et un déluge de balles ont immédiatement suivi.

«Après une longue fusillade, nous avons entendu une explosion. Les fenêtres de l’appartement ont été brisées, soufflées depuis l’intérieur», a indiqué aux journalistes Jean-Michel Fauvergue, l’homme qui a mené l’unité du Raid lors de l’opération.

«C’est là qu’on a vu un corps humain, la tête d’une femme volant par la fenêtre et atterrir sur le pavé de l’autre côté de rue», a-t-il poursuivi.

Personne d’autre n’a apparemment été blessé par l’explosion. La police a indiqué qu’il était difficile d’identifier rapidement la citoyenne française, dont la famille est d’origine marocaine, sans un test ADN.

Le siège de sept heures, qui a été diffusé en temps réel à travers toute la planète, était terminé deux heures après l’incident, avec Abaaoud abattu, le corps criblé de balles et déchiré par les grenades, et ses sept présumés complices arrêtés.

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