Cinq affaires de dopage qui ont secoué le sport

© Eduard Korniyenko Source: Reuters

Alors que le scandale de dopage fait rage en Russie, RT vous présente cinq des scandales les plus marquants impliquant des sportifs ayant eu recours à des substances interdites.

L’affaire Lance Armstrong

Le coureur cycliste américain Lance Armstrong est surtout célèbre pour avoir remporté sept maillots jaunes du Tour de France consécutifs entre 1999 et 2005. Un record dans cette épreuve. Cependant, dès 1999 on le soupçonne de dopage, et en 2005 le journal L’Equipe publie une enquête prouvant que des échantillons d’urine du coureur datant du Tour 1999 et analysés a posteriori contenaient de l’EPO. On lui a ensuite retiré ses victoires et ses résultats obtenus alors qu’il était dopé, bien qu’il niait avoir recouru à des substances interdites. Interrogé par Oprah Winfrey en janvier 2013, Armstrong a admis avoir consommé des produits dopants au cours de sa carrière de cycliste.

L’affaire Marion Jones

L’affaire Balco (un laboratoire pharmaceutique américain), un scandale de dopage qui a touché le sport américain, a été révélée en 2003, suite à la dénonciation d’un entraîneur d’athlétisme à l’USADA. Lors d’un appel téléphonique, il a accusé plusieurs athlètes de haut niveau tels que la sprinteuse Marion Jones, triple championne olympique, d’avoir recouru à une substance indétectable aux contrôles, la THG (tétrahydrogestrinone). En janvier 2008, elle est condamnée à six mois de prison et 400 heures de travail d’intérêt général pour avoir menti lors de son témoignage dans l’affaire Balco. Elle a aussi été déchue de ses cinq médailles olympiques.

Affaire Festina

Cette affaire a démarré le 8 juillet 1998, trois jours avant le Tour de France, dont le départ était donné à Dublin. Un soigneur de l’équipe Festina, Willy Voet, s’est fait contrôler au volant d’une voiture de l’équipe à la frontière franco-belge par la douane française. Ces derniers ont découverts dans le coffre des sacs isothermes contenant plus de quatre cent flacons de produits dopants et stupéfiants. Placé en garde à vue, Willy Voet a avoué trois jours plus tard et dénoncé un dopage organisé et médicalisé au sein de son équipe. Le 18 juillet 1988, Festina a été définitivement mise hors course.

L’affaire Ben Johnson

En 1988, lors des Jeux Olympiques d’été à Séoul, le sprinter canadien d’origine jamaïcaine a gagné la finale du 100 mètre masculin en 9,79s devant son grand rival Carl Lewis. Cependant, deux jours plus tard, il a été reconnu coupable de dopage au stanozolol (un stéroïde anabolisant), invalidant ce nouveau record du monde. Ce contrôle positif a brisé la carrière et la réputation sportive de Ben Johnson qui a été aussitôt exclu des Jeux. Suspendu deux ans, il n’est jamais revenu au plus haut niveau mondial. Il a affirmé plus tard avoir été dopé à son insu par un certain André Jackson missionné par le «clan Lewis».

L’affaire Carl Lewis

En 2003, un ancien chef du programme de détection du comité olympique américain (USOC) a révélé de nombreuses preuves attestant que Carl Lewis a été contrôlé positif à trois reprises à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine, en 1988 lors des sélections américaines pour les Jeux olympiques. Lorsque le scandale a éclaté, il a reconnu les faits mais a plaidé la prise par inadvertance. Ainsi, Carl Lewis n’a pas été déclassé (comme Ben Johnson) de son titre du 100 mètres en 1988. Dick Pound (avocat de Ben Johnson en 1988) a ainsi commenté la décision : «Nous sommes donc bien en présence de double standard en matière de lutte antidopage à cette époque : des règles pour les Américains et d’autres règles pour le reste de la planète».

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