Midterms : les Républicains légèrement en tête, la situation au Sénat indécise (EN CONTINU)

Cliché pris dans le Mississippi, le 8 novembre 2022 (image d'illustration).© Rogelio V. Solis Source: AP
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Cliché pris dans le Mississippi, le 8 novembre 2022 (image d'illustration).
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Alors que les élections de mi-mandat se déroulent aux Etats-Unis, les Républicains semblent avoir pris un léger avantage à la Chambre des représentants sur leurs rivaux démocrates. La situation pour le Sénat reste elle indécise.

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  • Selon un comptage de l'agence de presse américaine AP actualisé à 09h27, les Républicains emportent 211 sièges à la Chambre des représentants, contre 192 pour les Démocrates, alors que 32 sièges restent à pourvoir (la majorité s'obtenant avec 218 sièges).

    Au Sénat, alors que 3 sièges restent à pourvoir sur le tiers des 100 sièges qui étaient remis en jeu, les Démocrates obtiennent 48 sièges contre 49 pour leurs rivaux républicains, d'après la même source (la majorité s'obtenant avec 51 sièges).

  • D'après un comptage de l'agence de presse américaine AP actualisé à 08h50, les Républicains emportent 207 sièges à la Chambre des représentants, contre 184 pour les Démocrates, alors que 44 sièges restent à pourvoir (la majorité s'obtenant avec 218 sièges).

    Au Sénat, alors que 3 sièges restent à pourvoir sur le tiers des 100 sièges qui étaient remis en jeu, les Démocrates obtiennent 48 sièges contre 49 pour leurs rivaux républicains, selon la même source (la majorité s'obtenant avec 51 sièges).

  • Le président Joe Biden a salué un «bon jour pour la démocratie» au lendemain des élections de mi-mandat.

    «Nous avons eu une élection hier. Et ce fut un bon jour, je pense, pour la démocratie. Et je pense que ce fut un bon jour pour l'Amérique», a affirmé le président lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, se félicitant que le scrutin se soit déroulé «apparemment sans interférences».

    «Alors que la presse et les experts prédisaient une vague rouge géante, cela ne s'est pas produit», a-t-il souligné, en allusion à la couleur du parti républicain, tout en reconnaissant «la frustration» de nombreux électeurs, face à l'inflation notamment.

  • L'Etat américain de Géorgie devra voter à nouveau en décembre pour désigner l'un des sénateurs au Congrès après qu'aucun des candidats n'a atteint la barre des 50%, ont rapporté le 9 novembre plusieurs médias américains, dont les chaînes CNN et NBC.

    Le sénateur sortant, le pasteur démocrate Raphael Warnock, sera de nouveau opposé à l'ancienne star du football américain Herschel Walker, soutenu par Donald Trump, dans un scrutin sans troisième candidat cette fois-ci, qui pourrait s'avérer décisif pour déterminer la majorité à la chambre haute du Congrès.

  • D'après un comptage de l'agence de presse américaine AP actualisé à 11h20, les Républicains emportent 199 sièges à la Chambre des représentants, contre 172 pour les Démocrates, alors que 64 sièges restent à pourvoir (la majorité s'obtenant avec 218 sièges).

    Au Sénat, alors que 4 sièges restent à pourvoir sur le tiers des 100 sièges qui étaient remis en jeu, les Démocrates obtiennent 48 sièges tout comme leurs rivaux républicains, selon la même source (la majorité s'obtenant avec 51 sièges).

  • Les Républicains vont reprendre le contrôle de la Chambre des représentants a affirmé le ténor républicain Kevin McCarthy, alors que le raz-de-marée des conservateurs aux élections américaines de mi-mandat semble plus limité que prévu.

    «Il est clair que nous allons reprendre la Chambre», a déclaré l'élu lors d'un discours au milieu d'une soirée électorale tendue, marquée par un laborieux dépouillement des suffrages.

  • Les démocrates ont remporté un siège potentiellement déterminant pour le contrôle du Sénat avec la victoire de John Fetterman en Pennsylvanie face au candidat républicain Mehmet Oz, dans l'un des duels les plus scrutés des élections de mi-mandat.

    «Je suis fier que nous ayons concouru à la protection du droit des femmes à choisir», a déclaré John Fetterman en allusion au droit à l'avortement qui a été au centre de la campagne de cet Etat pivot de l'Est des Etats-Unis. Le siège de Pennsylvanie, jusque-là occupé par un républicain, était décisif pour le contrôle de la chambre haute et donc pour le reste du mandat de Joe Biden, qui a adressé ses félicitations au vainqueur.

  • Plus d'une centaine de candidats républicains qui remettent en cause le résultat de la présidentielle de 2020 ont été élus lors des élections américaines de mi-mandat, selon les projections des médias américains.

    Près de 300 Républicains soutenant cette thèse étaient candidats à des sièges nationaux et locaux, selon un comptage du Washington Post.

    Plus de 140 d'entre eux ont été élus à la Chambre des représentants, au Sénat et à des postes de responsables locaux. Parmi ces derniers, certains, comme les secrétaires d'Etat, seront notamment chargés des opérations électorales.

    Marjorie Taylor Greene, élue républicaine de Géorgie a notamment été réélue, et Katie Britt a remporté un siège du Sénat dans l'Alabama.

  • Le Républicain chrétien Doug Mastriano a été largement battu, selon des médias américains, par le Démocrate centriste Josh Shapiro pour le poste de gouverneur de la Pennsylvanie, Etat crucial des élections américaines de mi-mandat.

  • Le Républicain Chuck Grassley, 89 ans et sénateur de l'Iowa depuis 1981, a remporté un huitième mandat, selon les chaînes NBC et CBS.

    Il faisait face à sa course la plus serrée en 42 ans, contre le Démocrate et ancien militaire de haut rang Michael Franken.

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Plus de 213 millions d’Américains étaient appelés aux urnes le 8 novembre pour renouveler la totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants, dans laquelle les Démocrates disposaient d'une courte majorité, ainsi qu'un tiers des sièges du Sénat (35 sur 100). La chambre haute était jusqu’à présent actuellement répartie à égalité entre les deux partis. Cependant, la vice-présidente Kamala Harris, présidente du Sénat, faisait pencher la balance du côté démocrate. Sont également en jeu 36 postes de gouverneurs, élus locaux qui décident des politiques de leur Etat en matière aussi diverses que la santé, l'avortement ou les régulations environnementale.

Les Midterms, élections qui interviennent au bout de deux ans de mandat du président des Etats-Unis, font presque office de référendum de mi-parcours sur la politique engagée par le locataire de la Maison blanche, qui subit très régulièrement un vote sanction.

Le résultat du scrutin va déterminer les marges de manœuvre de l'administration de Joe Biden jusqu'à la fin de son mandant : un Congrès dominé par les Républicains compliquerait ainsi le bouclage budgétaire de fin d'année. Il pourrait aussi anéantir les espoirs des Démocrates d'avancer sur certaines législations, comme le volet social du plan «Build Back Better», la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la protection de l'avortement au niveau national, un sujet brûlant depuis la décision de la Cour suprême américaine de remettre en cause l’arrêt Roe vs Wade de 1973, laissant de fait à chaque Etat le soin de légiférer en matière de droit à l'avortement. Les Démocrates ont d'ailleurs cherché à concentrer leur campagne sur les question sociétales, dont la défense de ce droit.

Mais, parmi les enjeux qui ont dominé la campagne, c'est l'état de l’économie du pays, et en particulier une inflation dépassant les 8%, qui est ressortie comme l'une des principales préoccupations des électeurs. Le mécontentement croissant de la population face à la hausse des prix, notamment à la pompe et dans les rayons alimentaires, a affaibli le camp du président, qui a eu du mal à défendre les mesures engagées dans ce domaine. Elu en 2020 sur un programme orienté à gauche, Joe Biden a en effet dû réviser ses ambitions à la baisse, ne disposant pas d’une majorité suffisante au Sénat. Il a cependant pu faire adopter un important plan de rénovation des infrastructures du pays, ainsi qu'un effacement partiel de la dette des étudiants américains, confrontés à des prix d'inscription prohibitifs dans les universités.

L’aide militaire et financière considérable qu’apporte les Etats-Unis à Kiev depuis le début du conflit ukrainien pourrait être révisée à la baisse en cas de victoire républicaine. La question est devenue centrale à Washington, le chef des Républicains à la Chambre des représentants Kevin McCarthy ayant notamment déclaré que son camp ne continuerait pas à accorder un «chèque en blanc» à Kiev. Proche conseiller de Joe Biden, Jake Sullivan a effectué une visite surprise dans la capitale ukrainienne et rencontré le président Volodymyr Zelensky et son ministre de la Défense Oleksii Reznikov pour exprimer le «soutien inébranlable» de Washington face à l'opération militaire russe : «Nous obtiendrons des votes des deux côtés [démocrate et républicain] pour que cela se poursuive», a-t-il ajouté avant l’Election Day.

La bataille de 2024 en ligne de mire

Le résultat des élections va aussi donner le ton pour la campagne présidentielle de 2024, en particulier sur une éventuelle candidature de Donald Trump. Si les candidats adoubés par l'ancien président républicain sont massivement élus au Congrès, l’aile du parti favorable à l’ancien président s’en trouverait renforcée et le milliardaire pourrait rapidement annoncer sa candidature. Il a d’ailleurs indiqué le 7 novembre qu’il ferait une «très grande annonce» le 15 novembre, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride. Les duels qui concernent des candidats sélectionnés grâce à son soutien seront ainsi suivis avec attention.

«La démocratie est en danger», a alerté Joe Biden au cours de la campagne, n’hésitant pas à dramatiser les enjeux. Du côté des Démocrates, des successeurs potentiels du président, qui aura 80 ans le 20 novembre, pourraient aussi émerger à la suite du scrutin. Si l’actuel locataire de la Maison Blanche a fait part de son intention de se représenter en 2024, sa candidature est loin de faire l’unanimité dans son propre camp, notamment en raison des interrogations sur ses capacités à exercer ses fonctions après des gaffes à répétition. La popularité du président en exercice s'était en tout cas à nouveau dégradée en octobre selon un sondage publié par CNN le 2 novembre, avec un taux d’approbation tombé à 42% en novembre contre 46% en septembre et octobre. En outre, seuls 17% des Américains approuvent totalement sa politique, alors que 47% la désapprouvent complètement.

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