L'Académie française s'inquiète de la place grandissante de l'anglais en France

L'Académie française s'inquiète de la place grandissante de l'anglais en France© Ludovic MARIN / POOL / Source: AFP
L'Institut français qui abrite l'Académie française le 20 mars 2018 à Paris.
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Slogans de pub ou titres d'émissions en anglais, l'Académie française dénonce la place grandissante qu'occupe l'anglais dans l'espace médiatique et culturel français. Elle s'inquiète notamment d'un risque de fracture sociale et générationnelle.

Dans un rapport dévoilé ce 15 février, l'Académie française s'inquiète de la place grandissante qu'occupe la langue anglaise dans l'Hexagone. Selon Le Figaro, qui a révélé le contenu du rapport d'une trentaine de pages, l'Académie française se désole d'une «envahissante anglicisation» du français.

L'Académie française est notamment préoccupée par la possible déstructuration de la grammaire française, qui pourrait entraîner une perte de repère linguistique et avec elle une fracture sociale doublée d'une fracture générationnelle. «Le vocabulaire anglo-américain est souvent considéré à tort comme bien connu du public en général», expliquent les Immortels, alors qu'il «ne touche qu'une frange réduite, privilégiée, éduquée de la population».

Dans leurs travaux, qui ont commencé en 2020, les membres de l'Académie s'inquiètent notamment d'une possible «altération du sens et de la fonction des mots» et «des conséquences d'une certaine gravité sur la syntaxe et la structure même du français».

Il faut dire que l'anglais est particulièrement présent dans le monde des médias et de la publicité où les slogans en anglais s'imposent peu à peu : «SFR Enjoy !», «Ready to Ouigo ?» (SNCF), «Inspired by you all» (Citroën), ou bien encore «Life is a beautiful sport» (Lacoste) – bien souvent, les grandes marques hexagonales ne prennent même plus la peine de franciser leur slogan dans leur mère patrie.

Les polémiques autour de l'UE et de la place de la langue française se sont multipliées ces dernières années. L'Académie française annonçait, le 5 janvier, qu'elle n'excluait pas de saisir le Conseil d'Etat pour contester la version bilingue de la carte d'identité, généralisée en août 2021. L'Académie estime qu'en ajoutant par exemple «surname» à côté de «nom» ou «given names» à côté de «prénoms», le modèle conçu par le gouvernement – généralisé en août 2021 – contrevient à l'article 2 de la Constitution, qui dispose que «la langue de la République est le français». 

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