Emmanuel Macron dit vouloir «emmerder» les non-vaccinés «jusqu'au bout»

Emmanuel Macron dit vouloir «emmerder» les non-vaccinés «jusqu'au bout»© Stephanie Lecocq Source: AP
Emmanuel Macron en décembre (image d'illustration).
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Dans un entretien au Parisien, le président de la République a assumé vouloir «emmerder» les non-vaccinés et le «faire, jusqu’au bout» plutôt que de rendre la vaccination purement et simplement obligatoire.

Au détour d'un entretien fleuve de «plus de deux heures» au Parisien publié le 4 janvier, Emmanuel Macron dit qu'il voulait «emmerder» au maximum ceux qui refusent encore la vaccination. 

«Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français [...] Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout», a-t-il déclaré, décrivant cette volonté comme une «stratégie». 

«Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force», a-t-il encore dit, préférant les priver autant que possible d'«accès aux activités de la vie sociale».

«Un irresponsable n’est plus un citoyen», estime Macron

Le chef de l'Etat a en outre assimilé les opposants à la vaccination à des non-citoyens, affirmant : «C’est l’immense faute morale des antivax : ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen.»

Le président a cependant balayé toute idée de «tri» à l'hôpital : «Le fait même que l’on pose la question du refus de soin pour des gens non vaccinés est un drôle de virus», a-t-il dit. Il a assuré que les services d'urgence n'étaient pas arrivés à un stade où ils «ne peuvent pas accueillir tous les patients».

Ces propos sont publiés alors que l'Assemblée nationale table sur la loi qui doit convertir le pass sanitaire en pass vaccinal. La procédure est allée moins vite que prévu puisque la cession a été suspendue dans la nuit du 3 au 4 janvier à la suite d'un vote surprise des oppositions. Les discussions ont repris le lendemain dans l'après-midi. 

Olivier Véran avait déjà déclaré le 18 décembre que le pass vaccinal «est une forme déguisée d’obligation vaccinale», le jugeant «plus efficace». Pour le ministre, cette loi a pour objectif de faire comprendre au vaccinés que «maintenant on n’a plus le choix». 

Le 4 janvier, le défenseur des droits Claire Hédon a fait en outre part de ses inquiétudes, notamment pour les mineurs face à ces nouvelles mesures.

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