«Aux urgences, les patients restent sur les brancards» : les soignants réclament des embauches

«Aux urgences, les patients restent sur les brancards» : les soignants réclament des embauches© Bertrand Guay/AFP
Les agents de l'AP-HP ont manifesté le 1er décembre (image d'illustration).
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A l'appel de la CGT et de FO, des personnels de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris ont manifesté le 1er décembre pour dénoncer le sous-effectif et les mauvaises conditions de travail dans les hôpitaux de la capitale.

Environ 170 personnes ont manifesté le 1er décembre entre le siège de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et le ministère de la Santé, pour protester contre le manque de personnel dans les hôpitaux parisiens, quelques jours après la manifestation des ambulanciers au même endroit.

La manifestation des personnels de l'AP-HP était organisée par les syndicats FO et CGT, dont les responsables ont fait état d'un personnel «épuisé et amer» et d'une situation «extrêmement critique et tendue».

«Il faut stopper cette spirale infernale», avait souligné Jean Emmanuel Cabo, secrétaire général de FO AP-HP, lors d'une conférence de presse organisée le 29 novembre, en amont de la manifestation. Selon le responsable syndical, 20% des lits sont fermés à l'AP-HP faute de soignants en nombre suffisant, un chiffre contesté par la direction.

«A l'hôpital Necker, il faut 100 infirmières supplémentaires [...]. Le week-end des 16 et 17 octobre, les urgences de l'hôpital Bicêtre étaient saturées. Il y avait 27 personnes âgées sur des brancards, dans les couloirs», déplore le représentant FO.

Interpellant le ministre de la Santé sur Twitter, un autre représentant FO, Sadi Bencherif, a exprimé sa colère : «Les soignants de l'AP-HP ont pris une fois de plus votre dédain au visage...», a-t-il écrit, affirmant que le ministre avait refusé de rencontrer les personnels en grève.

Les syndicats CGT et FO déplorent que des agents de l'AP-HP, 400 selon eux, aient été suspendus pour non-respect de l'obligation vaccinale. «C'est une fumisterie», soupire Sylvie Lefelle, auxiliaire de puériculture et syndicaliste CGT, alors qu'«on leur a demandé de venir travailler, même en étant positif au Covid-19, et aujourd'hui on les sanctionne». «On a mis en danger et le personnel et les usagers. Les lits continuent de fermer, les heures supplémentaires représentent 1 500 emplois, les conditions de travail sont épouvantables», énumère-t-elle.

De nombreux syndicats et collectifs ont appelé à une mobilisation nationale pour la défense de l'hôpital public samedi 4 décembre, avec, à nouveau, un rassemblement à Paris devant le ministère de la Santé.

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