Le Front de libération de la Bretagne de retour après des attaques de résidences secondaires ?

Le Front de libération de la Bretagne de retour après des attaques de résidences secondaires ?© Damien MEYER Source: AFP
Le Front de Libération de la Bretagne aurait revendiqué plusieurs attaques contre des résidences secondaires dans la région entre 2017 et 2021 (image d'illustration).
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Le Front de libération de la Bretagne a envoyé un e-mail qui revendique des «attaques de résidences secondaires ou des profiteurs de l’industrie touristique». Il s'agirait du premier retour d'actions séparatistes violentes dans la région depuis 2000.

Le Front de libération de la Bretagne (FLB) a envoyé dans la soirée du 23 novembre un courriel dans lequel il revendique «des attaques de résidences secondaires ou des profiteurs de l’industrie touristique». Dans le texte reçu par France Bleu, le FLB détaille les lieux où il a mené ses «attaques», mais sans préciser son mode opératoire.

France Bleu a énuméré les lieux suivants : Bas Sablons et Fréhel en 2017 ; Lancieux, Nevez et Fouesnant en 2018 ; nouveau Nevez, Pleumeur-Bodou et Rosporden en 2019 et enfin Saint-Quay Portrieux et Sarzeau en 2020.

Le FLB aurait également mené différentes actions en 2021, à Dinard en avril, Pont Avent en mai, Bono en juillet, Trégastel et Trédarzec en août.

Certaines de ces dates correspondraient effectivement à des incendies de résidences secondaires, selon France Bleu, mais sans qu’il n’ait été établi d'intention délictuelle. Dans ce communiqué, le groupe affirme également son «soutien aux Bonnets rouges victimes de l'acharnement judiciaire français».

Des actions qui signent le retour du Front de libération de la Bretagne ?

D’après Erwan Chartier, spécialisé dans l'histoire de la Bretagne et auteur d'un livre sur le FLB, «on retrouve certains codes, comme la référence au "Kuzul Meur" [le grand conseil, en breton] et le tampon qui ressemble à celui des années 70». Il s’est toutefois montré circonspect concernant la forme de la revendication. «Une revendication par e-mail est moins fréquente, parce que c'est plus traçable. Et c'est quand même une organisation qui avait disparu à la fin des années 1970. Donc c'est un peu bizarre de la voir réapparaître en 2021», a-t-il avancé. L'absence de phrase en langue bretonne se différencie également des revendications historiques du FLB.

Si ces revendications sont néanmoins fondées, elles signifieraient le retour d’actions séparatistes violentes en Bretagne. La dernière en date était l’incendie d’un engin de chantier en décembre 2020 à Rostrenen, revendiqué également par le FLB via un courrier postal. La violence indépendantiste était cependant au point mort dans la région depuis l’attentat de Quévert en 2000.

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