L'appel de dealers à «décapiter et violer» des policiers suscite l'indignation

L'appel de dealers à «décapiter et violer» des policiers suscite l'indignation© Denis CHARLET Source: AFP
Des policiers ont découvert un tableau des primes pour s'en prendre à eux dans un immeuble de Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne, le 29 octobre 2021 (image d'illustration).
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L'appel de dealers de Savigny-Le-Temple (Seine-et-Marne) à s'en prendre physiquement à des policiers jusqu'à leur mise à mort a suscité l'indignation des forces de l'ordre, mais aussi au sein de la classe politique.

L'appel de dealers à s'en prendre violemment à des policiers pour les «décapiter et [les] violer», découvert le 29 octobre, a provoqué une indignation unanime chez les forces de l'ordre, mais aussi au sein de la classe politique.

La porte-parole de la police nationale est intervenue sur BFMTV le 31 octobre. Elle a indiqué que la police «ne se [laisserait] pas déstabiliser par ceux qui font perdurer les trafics». Elle a jugé la situation «inacceptable», affirmant que les policiers «sont choqués qu'il puisse y avoir un tableau de prime qui soit tagué sur les murs».

Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) s'est montré plus virulent, qualifiant les tags de «mur de la honte». Selon lui, cela n'empêchera pas que «la police, haïe et menacée, y entre, et y entrera encore [dans ce quartier]. Et encore. Tous les jours. Peu importe si ça déplaît à ces voyous illettrés.»

Le policier Abdoulaye Kanté a quant à lui mis en garde contre l'effet de mimétisme. «Dans ces quartiers-là, quand vous voyez ces inscriptions, forcément il y en a d'autres aussi qui vont vouloir faire la même chose et surenchérir», a-t-il déclaré au micro de BFMTV, le 31 octobre.

Appels à rétablir l'autorité de l'Etat

Au sein de la classe politique, la droite appelle à punir les responsables de ces appels à la violence. Ainsi, Eric Ciotti, l'un des candidats à la primaire des Républicains (LR), a proposé «face à ces barbares d'appliquer des peines automatiques planchers ; celui qui menace un policier dort le soir même en prison».

Michel Barnier, également candidat à la primaire de LR, a estimé que «la France doit la protection à toutes celles et à tous ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens». Exprimant sa «solidarité» avec les forces de l'ordre, il a assuré vouloir «arrêter cette sauvagerie et rétablir l'autorité de l'Etat».

Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, lui aussi candidat à l'investiture présidentielle chez LR, a jugé sur BFMTV que «depuis trop longtemps, nos policiers et leurs familles sont menacés. La justice doit être dure avec ces délinquants et criminels pour leur faire comprendre qu'ils ne seront jamais propriétaires d’un territoire de la République».

La sénatrice des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer a fustigé l'impunité qui règne dans ces quartiers. «Pour le gouvernement la République est partout, sauf à Savigny-le-Temple apparemment, où des tags appellent au meurtre et au viol de policiers», a-t-elle twitté.

Plus à droite de l'échiquier politique, Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement national (RN), a estimé que «cette haine anti-flic doit être implacablement réprimée». «Il faut protéger ceux qui nous protègent et rendre ces quartiers à la France», a-t-il ajouté.

Le député européen Identité et démocratie Gilbert Collard s'est demandé ce que «fout» Gérald Darmanin au sujet de ces «primes de l'horreur» alors que des «dealers promettent des primes pour tuer ou violer des policiers».

Du côté de La République en marche (LREM), si le député François Jolivet dénonce une «violence inouïe», il a aussi estimé que «certains sur les réseaux sociaux crient au complot». «Voilà ce qui renforce les délinquants : l'absence d'unité, le doute permanent, la culture de l'excuse», a-t-il précisé.

Le tableau de primes accompagnant des menaces taguées dans le hall d'un immeuble de Savigny-le-Temple a été découvert par des policiers le 29 octobre. A chaque sévice correspondait une récompense précisément estimée. Le délégué départemental du syndicat de police Unité-SGP en Seine-et-Marne avait fait part au Parisien d'«une recrudescence de ce genre de tags avec parfois les noms ou les photos Facebook des collègues qui apparaissent». Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'était rendu sur place pour apporter son soutien aux policiers.

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