Macron grimé en Hitler : «ce n'est pas de la liberté d'expression», estime Clément Beaune

Macron grimé en Hitler : «ce n'est pas de la liberté d'expression», estime Clément Beaune© Ludovic MARIN Source: AFP
Emmanuel Macron et Clément Beaune à Rukla, en Lituanie, le 29 septembre 2020 (image d'illustration)
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Interrogé sur les affiches représentant le chef de l'Etat en Adolf Hitler, le secrétaire d'Etat a estimé qu'«on a franchi les bornes» et que cette action tombait «sous le coup de la loi», ce qui a suscité les réactions de responsables politiques.

Interrogé le 29 juillet sur LCI à propos de la plainte a déposé par Emmanuel Macron contre Michel-Ange Flori – l'afficheur qui avait placardé à Toulon et à la Seyne-sur Mer des affiches du chef de l'Etat grimé en Adolf Hitler – le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a estimé qu'il ne s'agissait pas de liberté d'expression, et que cette action tombait «sous le coup de la loi». 

Après qu'on lui ait demandé si Emmanuel Macron entendait «marquer le coup» en portant plainte, Clément Beaune s'est exprimé en ces termes : «J'imagine, mais on a franchi les bornes là. Ce n'est pas de la liberté d'expression, du débat sympathique. Une caricature – que ce soit du président, ou de toute autre personne – en Hitler, ça tombe sous le coup de la loi. Parce que la liberté d'expression, ce n'est pas l'incitation à la haine, ça n'est pas l'immoralité la plus débridée, ce ne sont pas les comparaisons historiques les plus dégueulasses.»

«Au pays de "Je suis Charlie", caricaturer le pouvoir vous vaut des poursuites»

Membre des Patriotes et directeur de cabinet du président du mouvement Florian Philippot, Joffrey Bollée s'est étonné des propos de Clément Beaune en ces termes : «On répète : "une CA-RI-CA-TURE" "tombe sous le coup de la loi". Au pays de "Je suis Charlie", caricaturer le pouvoir vous vaut des poursuites, comme dans une dictature…»

«En 2015, après le massacre de Charlie Hebdo, Macron avait défilé la main sur le cœur pour défendre la liberté d’expression et le droit de caricaturer. Bien. Alors pourquoi ce même Macron devient furibard et porte plainte quand on le caricature lui ?», s'est interrogé le haut fonctionnaire et ex-membre du Rassemblement national Jean Messiha.

L'avocat Juan Branco a par ailleurs déclaré sur Twitter être «très heureux [d'] annoncer» qu'il défendra Michel-Ange Flori «lorsque celui-ci sera poursuivi». «Macron cherche une deuxième manche à Toulon», a estimé celui qui est notamment connu pour avoir été conseiller juridique en France de WikiLeaks et de Julian Assange. «Il y a un an, Brigitte et Emmanuel Macron avaient été humiliés par le Tribunal de Toulon, qui avait annulé leur procédure contre un gilet jaune suite à mes bons offices. Michel Flori alors, nous avait ainsi félicités», a-t-il commenté, en accompagnant son tweet d'une précédente affiche du Varois, qui a quant à lui déclaré que «en Macronie, on peut se moquer du cul du prophète [et] c’est de la satire, mais grimer le président en dictateur c’est un blasphème».

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