Arles : un candidat RN et un militant agressés physiquement lors d'un collage

Arles : un candidat RN et un militant agressés physiquement lors d'un collage© Lucas BARIOULET Source: AFP
Vidéo
Un militant arborant des pin's du Rassemblement national lors d'un meeting à Mantes-la-Ville, le 23 septembre 2018 (image d'illustration)
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A Arles, un candidat du Rassemblement national aux élections départementales et un militant ont été violemment agressés par un homme armé d'une matraque lors d'un collage d'affiches.

Le 11 juin, un candidat du Rassemblement national (RN) aux élections départementales dans le canton d'Arles, Enzo Alias, et un militant prénommé Daniel ont été agressés physiquement par un homme armé d'une matraque. Enzo Alias aurait subi un traumatisme crânien tandis que Daniel aurait été hospitalisé en raison d'une fracture du tibia et d'une commotion cérébrale, comme le précise Le Figaro.

Sur une vidéo postée par Enzo Alias, on voit un jeune homme invectiver les militants lors d'un collage d'affiches et leur jeter un liquide de couleur orangeâtre, l'un d'eux lui ayant dit qu'ils allaient appeler la police. L'homme s'approche ensuite et donne un coup à la personne qui filme, tandis qu'on entend l'un des militants répéter «vous n'avez pas à faire ça». L'agresseur aurait ensuite donné «un coup de matraque et un coup de poing à la tête» du militant, selon le candidat. 

Sur des photos publiées par le candidat, on peut voir l'agresseur tenir ce qui semble être une matraque télescopique, ainsi que le tibia en sang du militant.

Plusieurs responsables du RN ont commenté l'incident. 

Le député européen et candidat en Ile-de-France Jordan Bardella a estimé que «les appels à la violence lancés au plus haut sommet de l'Etat [avaient] visiblement été entendus à Arles». «Faut-il attendre un drame avant que Jean Castex ne demande de la retenue à ses ministres ?», s'est-il interrogé, en faisant probablement référence au ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti qui, candidat dans les Hauts-de-France, avait déclaré qu'il souhaitait «chasser le RN de cette terre», ou à la secrétaire d'État à l'Économie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire, qui désignait Marine Le Pen comme un «ennemi raciste à abattre».

«Tolérance zéro !», s'est exclamé le député européen et conseiller de Marine Le Pen Philippe Olivier, qui déclare que «la violence politique est insupportable dans une démocratie qui se respecte». 

Son collègue député européen Gilbert Collard a considéré que «les insultes, les menaces, la satanisation du RN, les manifestations contre lui, arment le poing des nervis». «La justice, malgré la haine que son ministre nous porte, doit réagir aussi vite que si c'était une simple gifle !», a conclu l'ancien avocat, faisant référence à l'auteur de la gifle à Emmanuel Macron, condamné à 4 mois de prison ferme deux jours après avoir commis son acte.

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