La France a-t-elle envoyé un «bateau-poubelle» chargé de déchets nucléaires en Australie ?

La France a-t-elle envoyé un «bateau-poubelle» chargé de déchets nucléaires en Australie ? © Capture d'écran réalisée sur le site de l'Usine Nouvelle
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Le BBC Shanghaï a quitté le port de Cherbourg jeudi en direction de l'Australie avec à son bord 25 tonnes de déchets nucléaires. Les écologistes parlent d'un «bateau-poubelle» non-conforme aux standards internationaux. Areva réfute les accusations.

Pour les écologistes, le BBC Shanghaï qui vient de quitter la France et s'apprête à traverser une bonne partie de la planète pour rejoindre l'Australie n'est, ni plus non moins, qu'un «Fukushima flottant» incapable de tenir le coup en cas d'urgence et donc absolument inapte à transporter dans ses cales quelques 25 tonnes de matières nucléaires dangereuses.

«Il est scandaleux que le BBC Shanghaï se dirige vers l'Australie et il est pas équipé pour transporter en toute sécurité des déchets nucléaires» a déclaré Emma Gibson, la chef de programme pour Greenpeace Australie Pacifique. Même son de cloche chez les écologistes français qui dénoncent la vétusté du navire choisi par Areva. «Areva presque, en faillite, utilise un navire poubelle pour transporter les déchets, sans aucune inspection sérieux!» tweetait ainsi le député Vert, Denis Baupin.

En effet, pour les protecteurs de l'environnement, le BBC Shangaï, vieux de 14 ans et battant pavillon des Barbades, ne semble pas répondre aux normes de sécurité exigée pour transporter des matériaux hautement dangereux.

«Ce que nous avons c'est un navire mal équipé pour faire face à toute sorte d'accident impliquant des déchets nucléaires. Il est un désastre environnemental en attente de se produire» a détaillé Emma Gibson de Greepeace, avant d'expliquer que le bateau appartenait à la société allemande BBC Chartering inscrite sur «la liste noire des Etats-Unis en raison de sa fiche de sécurité».

«Faux» rétorque Areva par la voix de son directeur des relations extérieures, Bernard Monnot, qui a déclaré à l'AFP que le navire n'a été «interdit dans les ports des États-Unis, mais interdit de transporter du matériel pour le gouvernement américain». Par ailleurs, l'entreprise française, spécialiste dans le nucléaire, assure que le bateau a passé avec succès les tests déclaré apte au transport de matières nucléaires par le centre de sécurité des navires de Caen, sous l'autorité du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Ces déchets qui font route vers l'Australie avaient été envoyés en France dans les années 90 et au début des années 2000 afin d'y être retraités dans l'usine de La Hague. Ils devraient arrivés (à bon port?) le 27 novembre prochain après quelques 17 000 kilomètres de voyage.

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