L'armée sanctionne après des révélations sur la présence de néonazis au sein de plusieurs régiments

L'armée sanctionne après des révélations sur la présence de néonazis au sein de plusieurs régiments© BENOIT TESSIER Source: Reuters
L'armée française est secouée par une polémique en son sein (image d'illustration).

Après une enquête de Mediapart affirmant qu'une cinquantaine de soldats de l'armée française avaient affiché ouvertement des convictions néonazies, les autorités militaires ont décidé de réagir et un militaire a déjà été renvoyé de son régiment.

L'AFP a appris le 18 mars auprès du commandant de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE), implantée dans le camp militaire du Larzac (Aveyron), qu'un légionnaire a été renvoyé, après que celui-ci a été filmé en train d'effectuer un salut nazi.

Une enquête interne a établi que les faits filmés étaient «indiscutables». «Ils se sont effectivement déroulés chez nous le 6 mars», a précisé à l'agence de presse le colonel Pierre-Henry Aubry.

«Dans mon régiment, il n'y a pas d'autres cas de ce genre. Les autres garçons qui apparaissent dans la vidéo sont des étrangers qui ne comprenaient pas ce qui se passait», a-t-il affirmé.

«C'est la seule affaire récente de ce type. Il y a trois-quatre ans, un autre individu avait affirmé sur les réseaux sociaux appartenir à un groupe d'extrême droite», tout en faisant valoir son état de militaire. Il avait aussi été renvoyé, selon le colonel Aubry.

Le légionnaire d'«un peu moins de 25 ans» filmé en train de faire le salut nazi a déjà été informé de son renvoi et a quitté la 13e DBLE. 

Il se trouve à Marseille, où il sera officiellement renvoyé par le commandant de la Légion étrangère car «les légionnaires ont un contrat avec la Légion étrangère et pas avec un régiment». Cependant, ce renvoi «ne fait aucun doute», a encore affirmé le colonel.

Cette décision fait suite à une enquête le 16 mars de Mediapart affirmant qu'une cinquantaine de militaires français avaient affiché ouvertement des convictions néonazies.

Qualifiant de «très graves» les «éléments soulevés» dans cette enquête, le ministère des Armées a assuré qu'«aucune idéologie contraire aux valeurs de la République n'est tolérée» dans ses rangs. La ministre des Armées, Florence Parly, a également condamné «fermement», dans un communiqué, «toutes les expressions d’une idéologie haineuse et barbare». «Elles n’ont pas leur place dans nos armées», a-t-elle ajouté.

Dans ce communiqué, Florence Parly dit avoir «demandé aux services du ministère un état des lieux extrêmement précis sur chacun des individus qui avait été mentionné [dans Mediapart]». «Ces comportements extrêmement graves sont le fait de dérives individuelles», assure-t-elle, en contestant le terme de «filière», évoqué par le journal en ligne.

Les révélations ont entraîné quelques réactions à l'instar de La Ligue des droits de l'Homme (LDH) en France  qui «dénonce la gravité extrême de cette découverte» «De fortes sanctions doivent être prises», ajoute la LDH.

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