«C'est quoi le p*** de projet industriel en France ?» : la ministre de l'Industrie chahutée à Rodez

«C'est quoi le p*** de projet industriel en France ?» : la ministre de l'Industrie chahutée à Rodez© JOEL SAGET Source: AFP
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Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie (image d'illustration).
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A Rodez, Agnès Pannier-Runacher a été confrontée à la colère de manifestants rassemblés contre la récente annonce de centaines de suppressions de postes dans une usine Bosch de l'Aveyron. «Je ne veux pas que vous creviez», s'est défendue la ministre.

En déplacement le 19 mars 2021 à Rodez (Aveyron), Agnès Pannier-Runacher a souhaité aller au contact de manifestants rassemblés contre la suppression de 750 postes sur le site Bosch d'Onet-le-Château, récemment annoncée par la firme allemande. Une initiative qui lui a valu un accueil mouvementé, rythmé par les invectives et les huées.

Elle est où, la relocalisation que vous promettez à tout le monde ?

Comme en témoignent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la ministre chargée de l'Industrie a eu du mal à convaincre son auditoire du bien-fondé de sa venue. «C'est quoi le putain de projet industriel en France ? Il y en a aucun. Vous êtes à la rue, vous êtes un gouvernement de merde ! […] Elle est où, la relocalisation que vous promettez à tout le monde ?», entend-on ainsi tonner un des manifestants à l'endroit de la ministre dans une vidéo postée sur Twitter par France Bleu Occitanie. 

«Je ne veux pas que l'usine ferme», a tenté de répondre Agnès Pannier-Runacher à un autre interlocuteur qui lui faisait part de ses craintes quant à l'avenir du site industriel menacé.

Je ne veux pas que vous creviez. Je suis là devant vous, j'entends votre colère

«Je ne veux pas que vous creviez. Je suis là devant vous, j'entends votre colère», a-t-elle encore déclaré en réaction aux réprobations la visant. En tout état de cause, les échanges sont restés tendus tout au long de la séquence filmée.

Ainsi que le rapporte France Bleu, la ministre a évoqué lors de sa venue plusieurs «pistes de diversification possible» pour le site ruthénois sur lesquelles travaille Bosch, s'engageant à revenir sur place trois mois plus tard. «Le projet proposé [par Bosch] n'est pas assez crédible. Il n'y a pas de projet industriel pour les 500 emplois restants», a déclaré à ce propos Agnès Pannier-Runacher, citée par France Bleu.

Alors que l'usine Bosch d'Onet-le-Château est concernée par la récente annonce de 750 suppressions de postes, l'avenir industriel du département est impacté par d'autres destructions d'emplois. Comme le rapportait l'AFP le 10 mars, les salariés de la Société aveyronnaise de métallurgie de Viviez, qui fournit en grande partie Renault, ont entamé une grève pour alerter sur le futur du site, dans l'attente d'un repreneur. «Seul le groupe espagnol CIE Automotive a déposé une offre dans laquelle il prévoit la suppression de 214 emplois», avait ainsi expliqué l'agence de presse.

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