Les variants sud-africain et brésilien inquiètent les autorités, bientôt des reconfinements locaux ?

Les variants sud-africain et brésilien inquiètent les autorités, bientôt des reconfinements locaux ?© AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l'occasion d'un point presse tenu le 11 février à Paris.
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À l’occasion d’un point de presse tenu le 11 février, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait part de ses préoccupations sur les variants sud-africain et brésilien. D'après le ministre, la Moselle est plongée dans une «situation inquiétante».

À l’occasion d’un point de presse qui s’est tenu le 11 février, le ministre de la Santé Olivier Véran a manifesté sa vive préoccupation quant aux variants sud-africain et brésilien qui représenteraient «de 4 à 5%» des contaminations en France. Ces variants inquiètent davantage les autorités car ils «peuvent occasionner des réinfections chez des personnes qui ont déjà été contaminées au Covid-19», a notamment déclaré le ministre, précisant que ces mutations pourraient être «moins sensibles à certains vaccins disponibles» et «échapper aux anticorps fabriqués» par les personnes guéries du Covid-19.

Ces variants se sont déjà manifestés dans certains départements français, à commencer par Mayotte, département d’outre-mer reconfiné depuis le 5 février. Le ministre de la Santé a néanmoins considéré que «la diffusion de ces deux variants n'est pas encore inéluctable», précisant que «leur répartition est très hétérogène. [...] Dans certains départements on n'en trouve pas la trace. Dans d'autres, on en trouve quelques dizaines de cas, notamment dans des clusters.»

La Moselle inquiète, la possibilité d’un reconfinement se dessine 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a néanmoins alerté le 11 février au soir sur la «situation inquiétante» en Moselle où un nombre important de ces variants ont été détectés, ce qui pourrait justifier des mesures restrictives supplémentaires. «Il nous faut être prêts à agir évidemment, si la situation devait le nécessiter, afin de protéger la population dans un territoire qui a déjà payé un lourd tribut à la pandémie», a affirmé le ministre. Il a par ailleurs déclaré qu’après déjà 200 cas identifiés les jours précédents, «nous avons identifié plus de 300 cas de contaminations présentant des variants sud-africain et brésilien» dans ce département de la région Grand Est. 

Le ministre s'est rendu ce 12 février en Moselle pour «évaluer la situation, échanger avec l'ensemble des élus du territoire, les acteurs de santé, le préfet, les responsables de l'Agence régionale de Santé, et mener une concertation afin d'anticiper les réponses qu'il nous faudra trouver collectivement».

Dans la foulée de sa visite à Metz, Olivier Véran a annoncé un renforcement de la politique de tests et de vaccination en Moselle, département qui connait donc une incidence plus élevée que sur le reste du territoire, notamment avec une progression du variant sud-africain.

La situation sanitaire en Moselle est préoccupante déjà depuis des semaines [...] avec des services de pneumologie et de réanimation proches de la saturation

Évoquant cette situation, le 12 février, le maire de Metz François Grosdidier (Les Républicains) a déclaré au micro d’Europe 1 que face à cette situation inquiétante, il faut «un reconfinement vrai, fort, comme en mars-avril» soulignant que «la situation sanitaire en Moselle est préoccupante déjà depuis des semaines, et largement supérieure à la moyenne nationale avec des services de pneumologie et de réanimation proches de la saturation». L’élu appelle donc à un confinement strict mais localisé aux zones les plus touchées. 

Sollicité par BFMTV ce 12 février, le président UDI (Union des Démocrates et Indépendants) du département de la Moselle, Patrick Weiten, a lui évoqué d'autres solutions comme «fermer les écoles à partir de ce soir» et «mettre en place un couvre-feu le week-end».

Interrogé sur Europe 1 ce 12 février, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a par ailleurs déclaré que «s’il y a des mesures à prendre au niveau local, elles seront prises». Il a par ailleurs souligné que la situation sanitaire en France restait fragile et que même s’il fallait «tout faire» pour éviter un reconfinement national, l'exécutif surveillait la situation comme le lait sur le feu et qu’il prendra «toujours les mesures nécessaires».

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