Paris : bras de fer entre des squatteurs et le restaurant Le Petit Cambodge

Paris : bras de fer entre des squatteurs et le restaurant Le Petit Cambodge© Charles Platiau Source: Reuters
Restaurant Le Petit Cambodge à Paris, novembre 2016 (image d'illustration).
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Alors que la crise de Covid-19 et les restrictions décidées frappent les restaurateurs, la direction du restaurant Le Petit Cambodge à Paris alerte Anne Hidalgo et la justice : des squatteurs se sont installés dans un lieu dont elle est locataire.

Le restaurant emblématique des attaques djihadistes à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015, Le Petit Cambodge, sonne l'alarme : des squatteurs se sont installés dans un lieu dont il est locataire, dédié à un futur restaurant. C'est le collectif Youth for climate Paris (qui fait partie des organisations constituant ce squat baptisé «L'Arche») qui rapporte sur Instagram, ce 14 décembre, le courrier qui aurait été envoyé par le restaurant.

«Gâchis insupportable»

«Madame la Maire, je vous écris, pour solliciter votre aide. Comme vous le savez, notre futur restaurant situé 24 avenue Claude Vellefaux dans le Xème arrondissement est squatté depuis ce week-end. [...] Sont en jeu des centaines de milliers d’euros investis pour préparer l’avenir, du mobilier et du matériel professionnel qui seront dégradés, si toutefois ils sont encore sur place. Sont aussi en jeu vingt nouveaux emplois, prévus dans le futur restaurant avenue Claude Vellefaux. L’occupation illégale du restaurant met en danger ces embauches. Quel gâchis insupportable», déplore le courrier, cité dans son intégralité dans un communiqué signé «Les révolté.e.s de la Place Saint-Marthe», notamment partagé par les sites militants Squat.net et Paris-luttes.info.

Youth for climate se dit «attaqué de tous les côtés»

Si le restaurant n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour confirmer, le collectif Youth for climate Paris dénonce dans une publication Instagram : «Le Petit Cambodge "locataire" de l’Arche nous attaque de tous les côtés : attaque en justice, surveillance des squatteurs et squatteuses et pressions du côté de la mairie. Nous restons clairEs sur notre démarche, nous serons là jusqu’au bout.»

Nous sommes en capacité d’offrir un espace de rencontre pour tous·tes celleux qui refusent ce monde de plus en plus liberticide

Le collectif de squatteurs ajoute sur le site Squat.net : «Les pauvres, les subversif·ve·s, les précaires, les étranger·e·s, les révolté·e·s de ce quartier, sont peu à peu remplacé·e·s par une population aisée et pacifiée. Grâce à ce local, où force est de constater qu’il ne s’y passe rien depuis 5 ans, nous sommes désormais en capacité d’offrir un espace de rencontre et d’organisation pour tous·tes celleux qui refusent ce monde de plus en plus liberticide et autoritaire qu’on nous impose.»

Selon les auteurs de ce site internet, qui revendiquent l'occupation des lieux, Le Petit Cambodge les aurait assignés en justice en date du 18 décembre 2020... Suite et fin ?

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