Prison ferme pour le Gilet jaune ayant forcé le ministère de Griveaux avec un chariot-élévateur

- Avec AFP

Prison ferme pour le Gilet jaune ayant forcé le ministère de Griveaux avec un chariot-élévateur© Gonazalo FUENTES Source: Reuters
Des Gilets jaunes à Paris, lors de la manifestation du 5 janvier 2019 (image d'illustration)
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Le Gilet jaune, qui avait enfoncé l'entrée du ministère de l'ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avec un chariot-élévateur en 2019, a été condamné ce 27 novembre à 18 mois d'emprisonnement, dont neuf mois avec sursis probatoire.

Un Gilet jaune a été condamné ce 27 novembre à 18 mois d'emprisonnement, dont neuf mois avec sursis probatoire. Il avait forcé l'entrée du ministère de l'ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avec un chariot-élévateur en 2019.

Jugé avec quatre autres manifestants dans cette affaire, cet employé dans la tuyauterie d’incendie, âgé de 25 ans, avait reconnu les faits et devra indemniser l’Etat : les dégâts causés au bâtiment, classé aux monuments historiques, s'élèvent à plus de 100 000 euros. Sa peine sera aménagée avec un bracelet électronique.

Lors du procès fin octobre, il avait reconnu une action «stupide» et assuré, comme les autres prévenus, qu'il ignorait s'attaquer à un ministère.

Cette tentative d'intrusion, le 5 janvier 2019, avait marqué un tournant dans le mouvement social, un mois après la dégradation de l'Arc de Triomphe. Rapidement évacué de son bureau, Benjamin Griveaux avait alors dénoncé «une attaque inadmissible contre la République».

«Une manifestation, c'est une liberté importante pour la démocratie et dégrader pendant une manifestation, c'est pervertir cette liberté. Et ça, c'est quelque chose qui ne peut pas être accepté», a expliqué la juge Caroline Kuhmumch en énonçant le délibéré du tribunal judiciaire de Paris.

Deux autres Gilets jaunes condamnés et deux entièrement relaxés

Contrairement au parquet, qui réclamait des condamnations pour l'ensemble des cinq Gilets jaunes pour les dégradations sur le ministère et le vol de l'engin de chantier, les juges ont grandement différencié les responsabilités de chacun. Ils ont entièrement relaxé deux des manifestants et en ont condamné deux autres.

Le plus jeune des prévenus a été condamné à huit mois d'emprisonnement avec sursis probatoire. «Vous êtes montés sur le Fenwick en sachant parfaitement qu'il avait été volé», a expliqué la juge au jeune homme de 23 ans, en le déclarant complice des dégradations et coupable de recel. Son avocat a affiché son intention de faire appel.

Un troisième prévenu, qui avait commis des dégradations sur deux agences bancaires à proximité du ministère, a été condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire. Une peine qu'il doit lui aussi purger sous bracelet électronique.

Enfin, une ex-employée de mairie, qui avait filmé la scène, et un ouvrier polisseur, que les enquêteurs soupçonnaient d'avoir participé au vol du chariot-élévateur, ont été relaxés. Le parquet «a mal poursuivi dès le début et heureusement, le tribunal a su remettre les choses à leur place», a réagi Martin Mechin, l'avocat de l'ouvrier. Dans cette affaire, «le parquet répondait à une pression médiatico-politique», en voulant poursuivre ensemble ces cinq manifestants «en dépit de tout bon sens», a quant à lui estimé Eduardo Mariotti, l'avocat de l'ancienne employée municipale, en saluant le «camouflet» prononcé par le tribunal.

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