Covid : les petits commerçants manifestent à Toulouse contre l'interruption forcée de leur activité

Covid : les petits commerçants manifestent à Toulouse contre l'interruption forcée de leur activité© Lionel BONAVENTURE Source: AFP
Ils étaient plusieurs centaines à simuler leur mort à Toulouse, le 6 novembre 2020.
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Un «die-in», c'est-à-dire une simulation de la mort, a été organisé à Toulouse par les petits commerçants qui protestaient contre les mesures de restrictions et de fermetures les visant. Ils entendent alerter les pouvoirs publics sur leur situation.

Le 6 novembre 2020 à Toulouse, un millier de petits commerçants, selon France Bleu, ont répondu à l'appel d'organisations de petites et moyennes entreprises en Haute-Garonne, telles que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) locale et la Fédération des commerçants et artisans toulousains. Au cours de cet événement déclaré en préfecture, et au cours duquel les distances étaient respectées, les participants ont symbolisé leur mort économique avec un «die-in» sur la place du Capitole. En cause, l'interruption forcée de leur activité du fait du reconfinement décidé par l'exécutif pour tenter d'endiguer la pandémie de Covid-19 qui a présenté une évolution inquiétante au cours des dernières semaines en France.

Parmi les manifestants se trouvaient des coiffeurs, des libraires ou encore des restaurateurs. Un site internet aux couleurs sombres, intitulé «02112020» – 2 novembre, en rapport avec le Jour des morts – a également été créé pour alerter l'opinion publique et le pouvoir sur le sort de plusieurs professions menacées par les restrictions sanitaires prises par les autorités, en particulier dans le cadre du reconfinement.

Nous sommes tous essentiels, nous sommes tous sinistrés

«Agences d’hôtesses, agences événementielles, artistes, bars, clubs sportifs, discothèques, hôtels, lieux de réception, prestataires techniques, producteurs de spectacles, restaurants, salles de sport, salles de spectacles, sociétés de sécurité, techniciens, traiteurs... Tous touchés par l’impact économique de cette crise sanitaire, nous sommes tous en danger de mort et les aides annoncées par l’Etat ne sont pas arrivées jusqu’à nous», est-il notamment écrit sur la plateforme. «Nous avons décidé de lancer un mouvement symbolique en cette Journée des morts et avons besoin de chacun d’entre vous, dirigeants et salariés de toutes ces filières impactées», ajoute le site qui a ajourné au 6 novembre sa première mobilisation «par respect et en mémoire aux victimes de l’attentat de Nice».

«Nous sommes tous essentiels, nous sommes tous sinistrés», pouvait-on d'ailleurs lire sur un écran géant installé face aux participants de la mobilisation à Toulouse, qui chutaient au sol les uns après les autres à l'annonce de leur secteur d'activité.

En quelques minutes, selon l'AFP, un grand voile noir, représenté par des centaines de parapluies, a ensuite recouvert la place du Capitole, au son de voix du ténor et ancien rugbyman Omar Hasan. «C'est une démarche principalement symbolique pour illustrer le grand écart entre les déclarations du président de la République et ce qui se passe de facto sur le terrain», affirme Samuel Cette, président de la CPME 31, auprès de l'AFP.

A Annecy (Haute-Savoie), plus de 400 commerces, d'après l'AFP, ont apposé sur leur vitrine une affichette «A vendre» avec le numéro non pas d'une agence, mais de l'Elysée, pour alerter sur la mise en danger de leurs entreprises.

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