Meurtre de Samuel Paty : Marine Le Pen exige une «législation de guerre» contre l'islamisme

- Avec AFP

Meurtre de Samuel Paty : Marine Le Pen exige une «législation de guerre» contre l'islamisme© Thomas Samson Source: AFP
Marine Le Pen en conférence de presse au siège du Rassemblement national à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 19 octobre.

Lors d'une conférence de presse, Marine Le Pen a réclamé une «législation de guerre» contre l'islam radical en proposant plusieurs mesures telles que des expulsions, des procédures judiciaires «spécifiques» où une commission d'enquête parlementaire.

Marine Le Pen a réclamé le 19 octobre une «législation de guerre» contre l'islamisme qui s'inscrit à ses yeux dans une «stratégie de reconquête» républicaine et pas seulement «d'endiguement», après la décapitation Samuel Paty, l'enseignant qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

«L'islamisme est une idéologie belliqueuse dont le moyen de conquête est le terrorisme. Puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre», a déclaré la présidente du Rassemblement national dans une allocution solennelle au siège de son parti à Nanterre (Hauts-de-Seine). «Face à une force organisée et déjà installée, prosélyte et conquérante, notre président n'a proposé qu'une insuffisante et anachronique stratégie d'endiguement. La situation appelle une stratégie de reconquête, [qui repose] sur trois piliers: la restauration de l'Etat, la réaffirmation de la République, l'unité de la nation», a estimé la candidate à la présidentielle.

Marre de la politique de la bougie

Quelques heures auparavant, Marine Le Pen s'était rendue à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour déposer une gerbe devant le collège de l'enseignant décapité le 16 octobre. Aucun responsable du RN n'a participé aux manifestations du 18 octobre en son hommage, estimant en avoir «un peu marre de la politique de la bougie». La présidente du RN a réclamé une législation d'exception qui sera «conforme à l'Etat de droit», dirigée contre les terroristes et qui n'affecterait aucunement les libertés publiques, avec des procédures policières et judiciaires spécifiques, une possibilité de surveillance étendue et un régime carcéral spécifique.

Refusant toute «complaisance directe ou indirecte de l'administration», Marine Le Pen a souhaité de nouveau un renforcement des moyens de police nationale et municipale comme de la gendarmerie, une évolution de la légitime défense, un armement obligatoire des polices municipales, le renforcement des moyens de justice et la création de centres pénitentiaires adaptés.

Elle a en outre réclamé un moratoire sur l'immigration et sur les naturalisations, estimant que «la politique migratoire nourrit le communautarisme, terreau de l'islamisme», et a redemandé une réforme du code de la nationalité. «Aucun étranger fiché S pour islamisme, en situation régulière ou irrégulière, ne doit pouvoir rester en France», a-t-elle insisté. «Un binational fiché S pour islamisme doit être déchu de sa nationalité et renvoyé. Un Français fiché S pour islamisme doit être poursuivi pour intelligence avec l'ennemi, condamné et incarcéré», a-t-elle encore avancé.

Marine Le Pen demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire

Marine Le Pen a également demandé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire «pour faire la lumière sur ces faits et sur les responsabilités».

La candidate à la présidentielle et députée du Pas-de-Calais veut «comprendre si, et dans quelles conditions, ce professeur consciencieux, a pu être abandonné par sa hiérarchie, livré à la vindicte de fanatiques religieux, par certains de ses propres collègues, et laissé sans protection par l'Etat». «Ces comportements indignes qui rendent ces personnes complices du lynchage qu'il a subi, et peut-être même de son assassinat, ne doivent plus pouvoir se reproduire», a estimé Marine Le Pen, qui demande que «de nombreux établissements scolaires puissent porter [le] nom [de Samuel Paty]».

«Il faudra aussi comprendre les défaillances administratives et la responsabilité personnelle éventuelle des agents de l'Etat ou de services qui ont permis l'admission en France de l'assassin et de sa famille», a conclu Marine Le Pen.

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