Des centaines de personnes devant le siège du groupe Auchan contre les «plans sociaux en cascade»

- Avec AFP

Des centaines de personnes devant le siège du groupe Auchan contre les «plans sociaux en cascade»© PASCAL ROSSIGNOL Source: Reuters
Les manifestants devant le siège d'Auchan, le 8 octobre.

Entre 400 et 500 personnes se sont réunies devant le siège du groupe Auchan à Croix (Nord), à l'appel de la CGT. Ils protestent contre «les plans sociaux en cascade» au sein de la galaxie Mulliez, qui comprend de nombreuses enseignes.

Il faut «rembourser les millions du CICE [Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi] !», a lancé ce 8 octobre le secrétaire général CGT Commerce-Service, Amar Lagha, devant 400 à 500 manifestants venus protester devant le siège du groupe Auchan à Croix dans le département du Nord. Derrière lui, les protestataires, dénonçant les plans sociaux au sein de la galaxie Mulliez (notamment fondateur de Auchan) affichaient une banderole où l'on pouvait lire : «Halte aux massacres du droit du travail, stop au Medef et au gouvernement».

«Mulliez, rembourse le CICE !», ont scandé les participants, venus de plusieurs départements de France, majoritairement du Nord et de la métropole lilloise.

La plupart sont des salariés d’Auchan, mais aussi d'autres enseignes de la galaxie Mulliez, comme Leroy Merlin, Alinéa, ou Top Office.

Le distributeur Auchan avait annoncé début septembre la suppression de 1 475 nouveaux postes, après plus de 500 début 2020. 

«Ils vont automatiser plus de 70% des batteries de caisse, que va t-on faire des hôtesses et des hôtes de caisse ? Le Covid c’est un prétexte ! Ça nous met en colère. On attend une passerelle au sein des enseignes de Mulliez, pouvoir rebondir chez Kiabi ou Leroy Merlin quand on nous licencie chez Auchan», a réclamé Sophie Serra, déléguée CGT chez Auchan.

Les députés de La France insoumise (LFI) François Ruffin (Somme) et Adrien Quatennens (Nord) ont également participé à cette action.

«La famille Mulliez, ce sont des tricheurs dans la durée. Tricheurs sur l’impôt sur la fortune puisqu'ils vont la placer à quelques kilomètres en Belgique ; des tricheurs sur la construction de leur groupe en faisant comme si ce n'était pas un groupe mais des sociétés indépendantes, comme ça, quand ils licencient d’un côté ils ne permettent pas le reclassement [dans d'autres enseignes et] tricheurs sur le CICE», a martelé François Ruffin. 

«Ce que je ne comprends pas, c’est l’Etat qui laisse faire depuis des années, un Etat puissant qui était un lion face aux citoyens quand il s’agit de nous confiner [mais] un Etat carpette devant Mulliez, Nokia et à peu près toutes les multinationales», a-t-il encore lancé.

De son côté, Adrien Quatennens a dénoncé ces «profiteurs de crise [...] qui pendant des années ont touché des aides d’Etat sans aucune contrepartie».

Auchan réfute les accusations

Le 7 octobre, un porte-parole d'Auchan avait contesté auprès de l'AFP les chiffres avancés par la CGT. 

«Nous avons bien bénéficié de 500 millions de crédit d’impôts entre 2013 et 2018, mais 1 456 postes ont été créés sur cette période. On nous dit aujourd’hui qu’on n’a pas le droit de licencier parce qu’on a touché le CICE, mais c’était il y a deux ans et nous avons créé ces postes, soutenu l’innovation, la compétitivité et accompagné la transition écologique», a-t-il affirmé.

«Suppression de postes ne veut pas dire suppression d’emplois», a-t-il encore fait valoir, évoquant la création de 377 postes et celle de «600 à 1 000 postes l’an prochain avec l’ouverture d’Auchan piétons».

Concernant les dividendes versés aux actionnaires, il a également réfuté le chiffre de deux milliards. 

Il s'agit «d'un milliard sur huit ans [et] depuis deux ans, c’est zéro. On a des actionnaires qui soutiennent le travail de transformation de l’entreprise, [...] c’est sept fois moins que les sommes versées par les sociétés équivalentes du CAC 40».

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