Rouen : des policiers révoqués pour avoir tenu des propos racistes sur un groupe WhatsApp

Rouen :  des policiers révoqués pour avoir tenu des propos racistes sur un groupe WhatsApp© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Des officiers de police français en patrouille dans un quartier de Grenoble (Isère), le 4 septembre 2020 (image d'illustration).

Des policiers ont été révoqués le 11 septembre, pour avoir tenu des propos racistes sur un groupe de discussion WhatsApp. L'affaire a démarré avec le dépôt de plainte d'un de leurs collègues, qui dit avoir été la cible de ces injures.

Des policiers de Rouen, mis en cause pour avoir tenu des propos racistes dans un groupe de discussion WhatsApp, ont été démis de la police, a appris l’AFP le 3 octobre auprès de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Une décision prise le 11 septembre par la DGPN. Elle fait suite à un conseil de discipline tenu en juin et qui avait réclamé à l'unanimité leur révocation. La révocation leur a été «notifiée le 17 septembre et est effective depuis le 18 septembre», a précisé à l'AFP la DGPN, confirmant une information des sites d'information locale Le Poulpe et Actu76.

Un élève gardien de la paix a également été exclu le 11 septembre et il a été mis fin au contrat d'un adjoint de sécurité (ADS), également mis en cause, a ajouté la DGPN.

Parmi les griefs retenus à leur encontre figure le «manquement au devoir d'exemplarité par un comportement indigne des fonctions», a affirmé la DGPN.

Dépôt de plainte d'un policier noir

L'affaire avait démarré avec le dépôt d'une plainte en décembre 2019 d'un policier noir, affecté à l'Unité d'assistance administrative et judiciaire, contre six de ses collègues de Rouen. Le fonctionnaire venait de découvrir qu'il était la cible de propos racistes de leur part dans des messages échangés sur l'application WhatsApp.

Une enquête préliminaire a également été ouverte, et l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) saisie «du chef de diverses infractions, notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination».

Début juin, Arte Radio et Mediapart avaient diffusé les propos de ces policiers, redonnant de l'écho à cette affaire.

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