Un homme condamné pour avoir refusé de serrer la main d'une préfète au nom de sa religion

Un homme condamné pour avoir refusé de serrer la main d'une préfète au nom de sa religion© Stephane Mahe Source: Reuters
La balance, allégorie de la justice. (Image d'illustration)

Un homme de confession musulmane a été condamné par un tribunal de Bourges pour avoir refusé de serrer la main de la préfète Catherine Ferrier au nom de sa religion. Le tribunal a estimé qu'il avait fait preuve d'un comportement sexiste.

Un homme de confession musulmane a été condamné le 22 septembre par le tribunal de police de Bourges pour avoir refusé, le 7 janvier, de serrer la main de Catherine Ferrier, l'ancienne préfète du Cher, au motif qu'elle était une femme et que sa religion le lui interdisait, rapporte Le Berry Républicain.

L'homme a été condamné à une amende de 750 euros et au versement de 1 500 euros de dommages et intérêts à l'ancienne préfète du Cher. La justice a estimé ce comportement comme «sexiste» et «portant atteinte à la dignité».

Selon le quotidien départemental, les faits se sont déroulés le 7 janvier alors que Catherine Ferrier, qui est aujourd'hui en poste dans le Tarn, était venue saluer le public et les employés présents à la préfecture pour la nouvelle année. L'homme mis en cause, qui était présent sur place pour des démarches administratives, a refusé de lui serrer la main, mettant en avant sa religion musulmane. La représentante de l'Etat a alors déposé plainte. 

L'homme a été condamné pour «propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante imposée à une personne», rapporte le quotidien régional.

Excuses d'une association communautaire

En mars 2018, ce représentant de l'association Ditib Vierzon (association de travailleurs turcs) avait déjà refusé de serrer la main de la haute fonctionnaire lors d'une cérémonie en hommage au colonel Arnaud Beltrame. Il n'a cependant été condamné que pour le refus survenu en 2020.

Par la voix de son vice-président, Halil Nayir, l'association a indiqué le 27 septembre avoir «adressé une lettre d’excuses à la préfète. Nous regrettons profondément ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas normal», dans des propos rapportés par le quotidien départemental.

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