Darmanin ne veut plus «envoyer de jeunes policiers sortant de leur terroir» à Paris sans formation

- Avec AFP

Darmanin ne veut plus «envoyer de jeunes policiers sortant de leur terroir» à Paris sans formation© Ludovic Marin Source: Reuters
Gérald Darmanin au château de Chambord , le 22 juillet 2020 (image d'illustration).

Auprès du Point, le ministre de l'Intérieur a dénoncé un manque de formation des jeunes recrues des forces de l'ordre originaires de province. Il estime en outre qu'il relèverait du «bon sens» que le ministère puisse surseoir aux décisions de l'IGPN.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a estimé qu'on ne pouvait plus «envoyer de jeunes policiers sortant de leur terroir à Paris ou en banlieue [...] sans davantage de formation», dans un entretien au Point publié le 5 août.

La crise violente dite des Gilets jaunes a bousculé les habitudes

Pour le ministre de l'Intérieur, «on ne peut plus envoyer de jeunes policiers sortant de leur terroir à Paris ou en proche banlieue, dans des conditions de violence bien plus élevées que ce qu'ils ont connu, sans davantage de formation». «Ils ne sont pas toujours prêts au maintien de l'ordre. Ils doivent parfois acheter eux-mêmes en grande surface un casque de protection ou leur propre caméra-piéton !», a ajouté le ministre sans plus de précisions.

Darmanin souhaite que son ministère puisse surseoir aux décisions de l'IGPN

«Ce n'est donc pas qu'une question de schéma de maintien de l'ordre et de technique d'interpellation, c'est aussi des policiers qui doivent être davantage formés, mieux équipés et dont une partie de la mission, désormais, même lorsqu'ils font de la voie publique, consiste à faire du maintien de l'ordre», a-t-il estimé. «La crise violente dite des Gilets jaunes a bousculé les habitudes. Le ministère doit s'adapter», selon Gérald Darmanin.

Par ailleurs, le ministre a décidé que, lorsqu'une sanction administrative était proposée par l'IGPN (la police des polices), «l'autorité hiérarchique dispos[ait] d'un mois pour répondre et donner une suite, soit en appliquant la sanction, soit en justifiant son refus». «Dans les cas les plus graves, en cas de désaccord sur les suites à donner, c'est à l'autorité ministérielle de trancher. Cela me paraît être une mesure de bon sens», a-t-il ajouté.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»