Isère: un maire agressé par six «jeunes» qui tiraient des feux d'artifice contre l'église du village

- Avec AFP

Isère: un maire agressé par six «jeunes» qui tiraient des feux d'artifice contre l'église du village© VINCENT KESSLER Source: Reuters
Les gendarmes recherchent activement les agresseurs du maire de la ville (photo d'illustration)

Le maire de Miribel-Les-Échelles, en Isère, a été agressé le 27 juillet alors qu'il cherchait à raisonner des «jeunes» qui tiraient des feux d'artifice contre les murs de l'église du village. Gérald Darmanin a condamné des «violences inacceptables».

Le maire de Miribel-Les-Echelles (Isère) Williams Dufour, 51 ans, souffre de «de plaies au visage, à une main et une brûlure à l'autre main», après être intervenu sur des nuisances liées à l'utilisation illégale de feux d'artifices dans sa commune, ont indiqué les pompiers. L'édile a reçu sept jours d'ITT. 

Williams Dufour était en réunion avec deux conseillers municipaux lorsqu'il a entendu des bruits de scooters puis de feux d'artifice tirés contre le mur de l'église du village a fait savoir sa première adjointe, Marie-José Seguin, auprès de LCI et Cnews.

Le maire, annonçant sa fonction, a alors demandé aux adolescents de «cesser leurs nuisances». Les jeunes n'ont pas obtempéré : l'un d'eux a menacé avec un feu d'artifice Williams Dufour, qui a cherché à le maîtriser mais a été brûlé, tandis qu'un autre l'a frappé au visage, selon les informations du parquet de Grenoble.

D'après la même source, il s'agit d'un groupe de six jeunes, venus avec trois scooters et qui n'habitent pas dans la petite commune de quelque 1 700 habitants, située dans le parc naturel régional de la Chartreuse.

Une enquête a été ouverte, menée par la brigade des recherches de Meylan et les gendarmes de la brigade de Saint Laurent du Pont. «Ce qui m'a frappé, c'est que ces jeunes avaient de la haine vis-à-vis de moi, alors que nous ne nous connaissons pas !», a confié le maire au quotidien régional Le Dauphiné Libéré. Mais l'édile, qui exerce son premier mandat, a assuré ne «pas se sentir découragé par cet incident».

«Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République»

Plusieurs personnalités ont apporté leur soutien à l'élu. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin – qui s'était ému de «l'ensauvagement d'une partie de la société» a condamné «avec fermeté les violences inacceptables commises contre le maire de Miribel-les-Echelles». «Je lui apporte tout mon soutien. Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République», a-t-il réagi sur Twitter.

Le maire de Nice Christian Estrosi a lui dénoncé l'«incivisme» des «voyous» qui s'en sont pris à l'édile. 

«Un maire, c’est l’autorité, c’est l’intérêt général ! L’agression de Williams Dufour, maire de Miribel-les-Échelles, ne doit pas rester impunie» a de son côté affirmé le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand.

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