Austérité, impôts, perte de souveraineté : l'opposition s'inquiète du plan de relance de l'UE

Austérité, impôts, perte de souveraineté : l'opposition s'inquiète du plan de relance de l'UE© Stephanie Lecocq/Pool Source: Reuters
Le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen à la fin du sommet de l'UE, le 21 juillet à Bruxelles.

Si le gouvernement s'est réjoui de l'adoption d'un plan de relance européen financé par un emprunt commun, l'opposition est elle bien plus sceptique sur les conséquences à moyen et long terme de cet engagement pour la France.

«Un jour historique» pour les uns, un «désastre» pour les autres, le plan voté par les 27 membres de l'UE pour tenter de relancer l'économie européenne est loin de faire l'unanimité. 

Les élus de la France insoumise ont tiré à boulets rouges sur le plan de relance. «Au secours la propagande», s'est ainsi indigné Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social Twitter, affirmant qu'Emmanuel Macron avait «tout cédé». «Des rabais de cotisations aux pays radins, des contrôles de dépenses, la baisse du montant du plan de relance», a-t-il énuméré, précisant que la France serait contributrice net de ce plan de relance, remboursant davantage qu'elle n'aura reçu.

Quant au député Eric Coquerel, celui-ci a comparé sur le réseau social ce «plan indigent» à la défaite de la France napoléonienne à Waterloo. 

«Moins de subventions, plus de contrôle austéritaire, aucun engagement précis sur les ressources propres : le "plan de relance" européen est tué dans l'œuf» a de son côté estimé l'eurodéputée LFI Manon Aubry. 

Pour le député de l'Essonne et Président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, «ce n'est pas un plan de relance européen, mais un plan de racket fiscal du contribuable français». 

«La France va payer deux fois plus d'argent qu'elle ne recevra, pendant que Macron accorde des rabais budgétaires aux Pays-Bas qui sont un paradis fiscal. Quelle arnaque !», s'est-il indigné. 

La présidente du Rassemblement national a elle assuré qu'il s'agissait du «pire accord pour la France de toute l’histoire de l’UE».

«Pour protéger son ego, il sacrifie notre avenir et notre indépendance : impôts européens, abandon de notre agriculture, engagement financier colossal du pays», a-t-elle argumenté. 

Le défenseur du Frexit Florian Philippot a sans surprise conspué le plan européen, le qualifiant de  «désastreux pour les intérêts français» et en assurant que celui-ci ouvrait notamment la porte à un impôt européen. 

Le sénateur Les Républicains de Vendée Bruno Retailleau s'est lui aussi inquiété de la possibilité d'un nouvel impôt, «alors qu'en France on a beaucoup d'impôts». «Ca sera aussi un pas, un saut même, vers le fédéralisme, ce qu'aucun peuple européen ne veut» a-t-il ajouté. 

La France pourra disposer de 40 milliards d'euros de subventions dans le cadre de ce plan européen. 

Le plan de relance pour sortir l'économie française de la crise du coronavirus sera lui présenté en conseil des ministres le 24 août par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

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