Ronds verts : enquête et interpellations pour des tags du Conseil national de transition

Ronds verts : enquête et interpellations pour des tags du Conseil national de transition© GAIZKA IROZ Source: AFP
Un rond vert tagué sur un panneau de signalisation à Sault-de-Navailles, le 2 juillet 2020.

Des enquêtes ont été ouvertes et plusieurs personnes interpellées après la découverte de ronds verts tagués partout en France à l'appel du Conseil national de transition, un groupe dont le projet est de redonner le pouvoir au peuple.

Depuis plusieurs jours, de mystérieux ronds verts apparaissent un peu partout en France, tagués sur des routes, des bâtiments ou encore des panneaux de signalisation. Ils sont l'œuvre du Conseil national de transition (CNT), dont le chef de file Eric-Régis Fiorile a lancé des appels sur les réseaux sociaux à les apposer dans tout le pays, dans le but de donner une visibilité à son mouvement, qui cherche à «établir la "souveraineté du et des peuples" sur les politiciens».

Ces derniers jours, Eric-Régis Fiorile a multiplié les messages pour appeler à rallier à l'opération «ronds verts» ceux qui en ont notamment «marre de la dictature», «marre des merdias»  ou «marre du confinement». Son projet veut redonner le pouvoir au peuple sous la forme d'une assemblée populaire qui légiférerait par référendum. Dans l'une des vidéos publiées sur sa web TV, le CNT dit s'adresser à «ceux qui ne croient plus en la politique, pour une transition sans tendance politique, religieuse ou sociale».

Enquêtes ouvertes pour «dégradations par inscriptions»

Les autorités se sont rapidement saisies de l'affaire : dans le Tarn-et-Garonne, où 188 ronds verts ont été recensés sur des édifices publics, commerces et écoles, une enquête menée par la compagnie de gendarmes de Montauban a été ouverte. Elle a abouti à l'interpellation d'un homme de 42 ans et à l'identification de trois autres qui seront prochainement entendus, a indiqué à l'AFP la capitaine Laurence Duperrey, adjointe du commandant de la compagnie. Selon elle, le mis en cause a reconnu son adhésion au groupe (CNT).

Dégradations par inscriptions, signes ou dessins

En Ille-et-Vilaine aussi, «une enquête a été ouverte et les mis en cause ont été entendus. Une réponse pénale sera apportée rapidement au terme des investigations», a indiqué le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc. «Plusieurs enquêtes sont en cours» également dans le Lot, au chef de «dégradations par inscriptions, signes ou dessins» suite à des plaintes de collectivités territoriales ou de particuliers, a indiqué l'officier de communication de la gendarmerie. 

Selon lui, d'autres enquêtes ont été ouvertes dans l'Aveyron, la Corrèze et en Dordogne. Une enquête est aussi en cours à Gaillac, a indiqué la gendarmerie du Tarn. 

Au titre de l'article 322-1 du Code pénal, les auteurs encourent une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 euros.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»