La classe politique française rend hommage à Claude Goasguen, décédé du Covid-19

La classe politique française rend hommage à Claude Goasguen, décédé du Covid-19© PATRICK KOVARIK Source: AFP
Dans cette photo d'archive prise le 28 novembre 2014, Claude Goasguen, député de l'opposition française de droite UMP, prononce un discours lors d'un débat à l'Assemblée nationale française à Paris.

Le député LR Claude Goasguen est décédé des suites du Covid-19. Les hommages rendus à l'ancien maire du XVIe arrondissement de Paris ne se sont pas fait attendre de part et d'autre de l'échiquier politique.

Claude Goasguen, député Les Républicains (LR) et figure de la droite parisienne, est décédé le 28 mai dans la matinée à l'âge de 75 ans d'un «arrêt cardiaque» alors qu'il se remettait tout juste du coronavirus, ont annoncé sa famille et son entourage, cités par l'AFP. En réanimation pendant vingt-deux jours à cause du coronavirus, il «allait mieux» et «remarchait», mais il a connu par la suite des complications cardiaques et est décédé à l'hôpital Corentin-Celton d'Issy-Les-Moulineaux. Claude Goasguen a siégé à l'Assemblée nationale presque sans discontinuer depuis 1993. Il avait été maire du XVIe arrondissement de Paris de 2008 à 2017, avant de choisir son mandat de député, en raison de l'interdiction du cumul des mandats.

De nombreuses personnalités politiques ont tenu à lui rendre hommage, comme en témoignent toutes les publications à ce sujet sur le réseau social Twitter. «Claude Goasguen vient de partir, emporté par cette saloperie. Qu'importe ce que la politique peut en dire.», a écrit le maire de Pau, François Bayrou, ami avec le défunt député depuis ses «vingt ans».

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a salué la carrière d'un camarade politique qui a «dédié sa vie à son engagement» : «Il aimait le terrain et la proximité, il défendait ses convictions avec énergie, il était entier», a poursuivi l'ancien chef de l'Etat.

Le sénateur républicain Gérard Longuet s'est remémoré à l'antenne de RT France les souvenirs avec son camarade. «Il était maire du XVIe arrondissement et à ce titre il a marié plusieurs de mes filles», se souvient-il notamment. «Il était compris et suivi par ses électeurs [...] il disait les choses [...] il était apprécié dans le groupe», a encore témoigné l'ancien ministre de la Défense.

Guillaume Larrivé, député républicain de l'Yonne, a également tenu à lui rendre hommage. «Il y avait du Cyrano chez ce fier bretteur de l’Assemblée nationale, qui s’ennuyait lorsque les eaux étaient calmes et n’aimait rien tant que le fracas des batailles», a-t-il écrit.

Julian Aubert ou encore Christian Jacob, deux autres députés républicains, ont respectivement salué le courage d'un homme «diablement sympathique» et d'«un juriste hors pair, un orateur d’exception et un infatigable combattant politique».

«Mon frère Claude Goasguen a été emporté par le Covid-19. Je suis détruit par cette nouvelle», s'est encore ému Meyer Habib, député des Français établis hors de France.

La nouvelle a également été évoquée par Renaud Muselier, président du conseil régional de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui a souhaité rendre hommage à «un ami personnel, compagnon de route et de batailles politiques».

Au sein de la majorité présidentielle, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a adressé ses condoléances aux proches d’«un combattant aux fortes convictions». Au sein du gouvernement, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a pour sa part confié que la disparition de Claude Goasguen laissait «un grand vide, à la mesure de sa force de caractère».

Un rude adversaire

Des hommages ont également été rendus au défunt député depuis le côté gauche de l'échiquier politique, à l'image d'une publication de Jean-Luc Mélenchon qui, se remémorant «un rude adversaire», a souhaité «témoigner de son urbanité courtoise en privé et de son exquise culture contre révolutionnaire». «Je vais vous dire qu'il me manquera comme interlocuteur. Condoléances à sa famille et ses compagnons politiques», a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône.

Claude Goasguen a été inspecteur général de l'Education nationale de 1987 à 2003, ainsi que recteur d'académie, directeur du CNED de 1987 à 1991. Il était également membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée et membre de plusieurs groupes d'études notamment sur les chrétiens d'Orient, l'antisémitisme ou les Kurdes.

Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et de l'ordre national du mérite, l'ancien député était marié et père de deux enfants.

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