Les masques commandés en Chine livrés d'ici la fin juin

- Avec AFP

Les masques commandés en Chine livrés d'ici la fin juin© REMY GABALDA Source: AFP
Un airbus A350 transportant des masques en provenance de Chine atterrit à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, dans le sud de la France, le 5 avril 2020.

La commande de près de deux milliards de masques auprès de fabricants chinois devrait être livrée par «toute une série de vols qui vont s'échelonner d'ici la fin du mois de juin », assure le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

La France poursuit ses efforts pour s'approvisionner en masques, un bien désormais convoité par l'ensemble de la planète, et ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d'unités, a assuré le 4 avril le ministre de la Santé Olivier Véran.

«Le pont aérien que nous avons mis en place se déroule et les masques commandés arriveront (par) toute une série de vols qui vont s'échelonner d'ici la fin du mois de juin», a réaffirmé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur BFM TV le 6 avril.

Mais la compétition pour l'achat de masques est de plus en plus impitoyable. Des Américains ont surenchéri sur des acheteurs français sur le tarmac d'un aéroport chinois, des Tchèques ayant quant à eux saisi des cartons destinés à d'autres pays...

De nouvelles menaces, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis

«Aujourd'hui la Chine est l'atelier du monde pour les masques et le rôle de la diplomatie française c'est d'être le porte-parole, l'acteur sur le terrain des commandes qu'organise le ministère de la Santé», a relevé Jean-Yves Le Drian.

«Je suis d'une certaine manière le courtier d'Olivier Véran. Je fais en sorte qu'on identifie les entreprises chinoises sur leur honorabilité, sur la qualité de la prestation, sur la sécurité de l'approvisionnement et toutes nos équipes (...) sont mobilisées pour que les masques arrivent bien», a-t-il expliqué.

Tirer des leçons de la crise au plan international

Jean-Yves Le Drian espère que des leçons seront tirées de la crise au plan international et que le monde «ne repartira pas comme avant».

«Cette pandémie doit permettre un sursaut, doit permettre de revisiter, de refonder la relation que les Etats ont entre eux face à de nouveaux dangers, de nouvelles menaces, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis que sont les biens publics mondiaux, au cœur desquels il y a la santé et le climat», a-t-il dit.

Ce qu'il faut éviter, [... que l']on soit victime d'amnésie

«Ce qu'il faut éviter, c'est qu'après la crise on considère que nous avons vécu une parenthèse, on soit victime d'amnésie et que tout reparte comme avant», a-t-il insisté.

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