Covid-19 : pour Dati, ce sont les Français des «ronds-points» qui tiennent «le pays à bout de bras»

- Avec AFP

Covid-19 : pour Dati, ce sont les Français des «ronds-points» qui tiennent «le pays à bout de bras»© GEOFFROY VAN DER HASSELT Source: AFP
Rachida Dati en novembre 2019 (image d'illustration).

La crise du Covid-19 «rend encore plus aiguës» les inégalités, affirme la candidate LR à la mairie de Paris, soulignant que ce sont les Français qui se trouvaient «sur les ronds-points» qui permettent aujourd'hui au pays de tenir.

Les Gilets jaunes, piliers de la nation durant la crise sanitaire du Covid-19 ? C'est ce que suggère Rachida Dati, la candidate Les Républicains à la mairie de Paris.

Cette France qui travaille tout en vivant dans des situations précaires

«Cela fait des mois que nous entendons monter la colère d'une partie de la France», déclare la maire du 7e arrondissement de Paris et principale rivale d'Anne Hidalgo aux municipales, dans un entretien au Journal du Dimanche. «Cette France qui travaille tout en vivant dans des situations précaires : aides-soignantes, infirmières, ambulanciers, aides à domicile, femmes de ménage, caissières, livreurs ou encore personnel pénitentiaire», liste-t-elle. En d'autres termes, des profils sociologiques de Gilets jaunes : «Ce sont ces Français, ceux qui nous ont alertés il y a quelques mois sur les ronds-points, qui tiennent aujourd’hui le pays à bout de bras !», poursuit-elle, soulignant qu'«il faudra en tirer les conséquences et agir, à la sortie de la crise, pour mieux valoriser leur utilité sociale et revaloriser leurs salaires».

Ceux qui étaient sur les ronds-points n'étaient pas des assistés, mais beaucoup de travailleurs pauvres

S'érige-t-elle en porte-voix des Gilets jaunes ? «Je défends les classes populaires qui travaillent», rétorque Rachida Dati au JDD, précisant que «ceux qui étaient sur les ronds-points n'étaient pas des assistés, mais beaucoup de travailleurs pauvres. Cette crise du coronavirus va amplifier tous les problèmes pour lesquels nous avons eu des signaux d’alerte en amont».

Pour Rachida Dati, «il faudrait qu’un grand débat national soit lancé à la fin du confinement, en tout cas avant l'élaboration du prochain budget de l’Etat qui devra tenir compte de ce qu'a révélé cette crise». Selon la candidate de droite à la mairie de la capitale, «on ne pourra pas revenir à la situation d’avant. Cela suppose donc de réfléchir à un autre mode de gouvernance, un plus grand contrôle des administrations et de leurs décisions, ainsi qu’une plus grande attention aux conditions de travail et à la protection des salariés». 

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