Malgré l'angoisse, les chauffeurs de taxi poursuivent le travail

Les mesures drastiques imposées à la population ont de lourdes conséquences sur plusieurs secteurs d'activité. Notamment les chauffeurs de taxi qui peinent à réaliser un chiffre d'affaires décent. Reportage à Paris.

Masque sur le visage, Hakim s'installe au volant de son taxi. Chauffeur depuis près de 23 ans, il a des millions de kilomètres à son actif et connaît Paris par cœur. En plein confinement, les VTC comme les compagnies de taxis sont toujours autorisées à circuler. Mais les clients sont rares.

Je suis désespéré

Hakim constate, dépité, que ses journées ne sont plus les mêmes : désormais, il passe plus de temps à attendre des clients plutôt qu'à les transporter. «Je suis désespéré», se désole-t-il, «parfois j'attends pour rien et je rentre. En ce moment, si j'arrive à faire cinq ou six clients c'est déjà bien».

Les revenus baissent mais pas les charges

La situation a de grandes conséquences sur la vie d'Hakim. Avec moins de clients, il a donc moins de revenus alors que les charges restent les mêmes. Il admet qu'il vit une période très compliquée : «Concernant le chiffre d'affaires je n'ai même pas envie d'en parler car il n'y en a pas, je n'atteins même pas 20% de ce que je fais d'ordinaire et je crois qu'on est tous concernés.»

Je me fais violence pour venir travailler

Ce constat est partagé par beaucoup de ses collègues. «Je me fais violence pour venir travailler mais ça ne change rien» explique l'un d'entre eux tandis qu'un autre précise : «On fait des courses à sept ou huit euros.»

Les taxis ne sont pas la seule profession à subir les conséquences de la crise. La plupart des secteurs connaissent une baisse significative de leur activité comme les maraîchers et autres étales qui subissent la fermeture des marchés ouverts.

Face à ces circonstances désastreuses pour leurs chiffres d'affaires, les chauffeurs de taxis attendent aussi un geste du gouvernement. De son côté Hakim assure vouloir continuer de travailler pour aider les personnes qui doivent absolument se déplacer. 

Les usagers peuvent également utiliser les transports en commun qui sont maintenus dans les agglomérations. A Paris, 80% des métros sont en circulation et le trafic est normal pour les bus et tramways ainsi que les RER A et B. 

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