Coronavirus : incidents dans plusieurs prisons françaises après la suspension des parloirs

Coronavirus : incidents dans plusieurs prisons françaises après la suspension des parloirs© Stephane de Sakutin Source: AFP
La prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, le 11 janvier 2018 (image d'illustration).

A la suite de l'annonce de Nicole Belloubet de suspendre les parloirs en raison du coronavirus, des détenus ont provoqué des incidents dans plusieurs établissements, alors qu'un prisonnier a trouvé la mort le 16 mars des suites de la maladie.

Après l’annonce le 17 mars par Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, de la suspension des parloirs pour les détenus en raison de la pandémie mondiale de coronavirus qui touche la France de plein fouet, des incidents ont eu lieu dans plusieurs prisons de l'Hexagone. Suite aux propos du ministre, des détenus qui faisaient leur promenade le 18 mars ont alors refusé de réintégrer leurs cellules, nécessitant parfois l’intervention des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris), selon la direction de l’administration pénitentiaire citée par l’AFP.

Des heurts ont été signalés à Bois d'Arcy (Yvelines), Villefranche-sur-Saône (Rhône), Lyon-Corbas, Aiton (Savoie), Grenoble (Isère), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Lille-Sedequin (Nord), Toulon (Var), Perpignan (Pyrénées-Orientales) ou encore Reims (Marne).

A la prison de Réau en Seine-et-Marne, 25 détenus, qui bénéficient d’un régime porte ouverte qui leur permet de se déplacer hors des cellules, ont «arraché les néons et mis des poubelles devant les grilles», selon Cyril Fay, représentant local de FO-Pénitentiaire, toujours repris par l’agence de presse.

Alors que le pays entre dans son troisième jour de confinement, la situation dans les prisons françaises s’est donc largement tendue depuis l’annonce de la ministre. En Italie, la même mesure avait provoqué de nombreuses mutineries la semaine dernière dans les établissements pénitentiaires, faisant plusieurs morts parmi les prisonniers.

La décision de Nicole Belloubet vise à «éviter la propagation du virus» mais les détenus pourront néanmoins continuer à «cantiner», c’est-à-dire se procurer des vivres, du tabac ou des produits de premières nécessité grâce à leur pécule, tiré de leur travail en détention ou des mandats de leurs proches. Toutes les activités nécessitant l’intervention de personnels extérieurs à la prison sont elles aussi suspendues.

Le 16 mars, un détenu de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), âgé de 74 ans, a trouvé la mort à l’hôpital des suites du Covid-19. Selon le dernier bilan de la direction générale de la Santé (DGS) du 18 mars, 264 personnes sont mortes en France de la maladie et 9 130 cas ont été recensés parmi lesquels 931 sont actuellement dans un service hospitalier de réanimation.

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