«C'est bien le minimum» : Meyer Habib assume d'avoir qualifié des élues de «petites connes»

«C'est bien le minimum» : Meyer Habib assume d'avoir qualifié des élues de «petites connes»© JACQUES DEMARTHON / AFP Source: AFP
Meyer Habib en 2017. Image d'illustration.
Suivez RT France surTelegram

La chorégraphie parodique remarquée à laquelle se sont livrée plusieurs parlementaires de gauche à proximité de l'Assemblée nationale, plutôt raillée jusqu'alors, semble avoir outré au plus haut point le député UDI Meyer Habib.

Les députés UDI Meyer Habib et l'insoumise Clémentine Autain se sont écharpés en plein hémicycle après que le premier a qualifié plusieurs élues de gauche de «petites connes» sur Twitter. 

Le 17 février, lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à proximité de l'Assemblée nationale, des manifestantes parmi lesquelles se trouvaient les députées Elsa Faucillon (PCF) et Clémentine Autain (LFI), la sénatrice Esther Benbassa (EELV) et l'eurodéputée Manon Aubry (LFI), ont piétiné une effigie d'Emmanuel Macron dans chorégraphie sur une parodie du tube A cause des garçons [rebaptisé pour l'occasion A cause de Macron]». 

«#ACauseDesPetitesConnes Après la tête [d'Emmanuel Macron] sur une pique, parodie de lynchage [...] Ignoble, pathétique !», avait tweeté Meyer Habib en commentaire de cette scène. 

Mis en cause le 19 février par Clémentine Autain, réclamant un rappel au règlement contre son collègue pour l'insulte, Meyer Habib a assumé ses propos, estimant qu'ils étaient «bien le minimum». 

«C'était sur l'air de A cause des garçons et j'ai quoté  "a cause des petites connes" parce que c'est bien le minimum [...] Vous attisez la haine», a déclaré l'élu des français de l'étranger sous les huées de ses opposants. L'élu reproche à ses collègues d'avoir «piétiné dans une parodie de lynchage la marionnette du président de la République devant l'Assemblée nationale, avec une écharpe tricolore», alors même que des manifestants avaient «mis la tête du président sur une pique» dans des manifestations à Paris. 

«Il y a des limites qui ont été dépassées, elles ont été dépassées dans un silence assourdissant», s'est-il par ailleurs indigné. 

«Islamo-gauchistes»

«Nous savons ici que monsieur Meyer Habib ne pratique pas l'humour mais la caricature en permanence et l'insulte», a déclaré Clémentine Autain, reprenant la parole à la suite et qualifiant son comportement de «sexiste et insultant». 

«Je pense qu'on ne doit pas accepter ça parce qu’en politique c'est un débat d'idée et pas un concours d'insultes en plus avec des insultes qui sont extrêmement sexistes», a expliqué la députée LFI Mathilde Panot lors d'une suspension de séance, estimant que Meyer Habib méritait une sanction pour ses propos. 

«La réalité, c’est que chez les islamo-gauchistes, se "taper Meyer Habib", c’est forcément très porteur à quelques semaines des municipales», a commenté le député franco-israélien de son côté sur Twitter. 

Lire aussi : Le député Meyer Habib estime que le meurtrier de Sarah Halimi «mérite la mort»

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix