Paris : candidate pour remplacer Griveaux, Buzyn remplacée par Olivier Véran à la Santé

Paris : candidate pour remplacer Griveaux, Buzyn remplacée par Olivier Véran à la Santé© ERIC FEFERBERG / AFP Source: AFP
Agnès Buzyn, en septembre 2018.

Agnès Buzyn a été désignée tête de liste de LREM pour les municipales à Paris. Elle remplace Benjamin Griveaux, qui a renoncé à se présenter après une polémique liée à des vidéos intimes. Le député Olivier Véran est nommé ministre de la Santé.

Agnès Buzyn devrait devenir, sous peu, la candidate officielle de La République en marche (LREM) aux prochaines élections municipales à Paris. La ministre de la Santé a annoncé ce 16 février avoir été désignée par la commission d'investiture du parti présidentiel, en attente de son investiture officielle.

«J'y vais, j'en ai envie», a-t-elle déclaré, assurant qu'elle y allait «pour gagner». «Je souhaite aujourd'hui partager avec les Parisiennes et les Parisiens mon désir de rejoindre la campagne municipale de Paris : j'aime Paris, je la connais, j'y suis née, j'y habite depuis toujours, et je pense avoir beaucoup à apporter à toutes celles et tous ceux qui, comme moi, y vivent au quotidien», a-t-elle ajouté.

Olivier Véran désigné ministre

Agnès Buzyn a présenté sa démission au chef du gouvernement Edouard Philippe le soir du 16 février. Elle avait souligné un «surcroît d'activité intense, notamment liée à la gestion du coronavirus, demand[ant] une implication totale» et la poussant à être remplacée. L'Elysée a annoncé dans la foulée que le député et médecin Olivier Véran avait été désigné nouveau ministre de la Santé.

La classe politique réagit

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à l'annonce de cette candidature. Parmi elles, le candidat à la mairie de Paris Cédric Villani a souhaité «la bienvenue» à Agnès Buzyn dans cette campagne électorale.

De son côté, la députée LREM Aurore Bergé a salué ce choix. «Depuis deux ans et demi, Agnès Buzyn a porté des sujets essentiels pour les Français avec solidité, efficacité et élégance : réforme de notre système de santé, plan pauvreté, bioéthique. Avec envie et responsabilité, elle s'engage pour Paris répondant à une situation exceptionnelle», a-t-elle affirmé sur Twitter.

L'opposition s'est elle montrée beaucoup plus critique. «Buzyn candidate à la mairie de Paris. En récompense de quoi ? D'avoir fermé 4 200 lits dans les hôpitaux publics en 2018 ? D'avoir suscité un mouvement de grève dans les hôpitaux qui a commencé le 18 mars dernier ? D'avoir conduit des milliers de personnels à démissionner ?», se questionne le porte-parole du PCF Ian Brossat.

«Buzyn remplace Griveaux à la course à la mairie de Paris. Les Parisiens et Parisiennes pourront faire d’un bulletin de vote deux coups : sanctionner LREM (La Retraite En Moins) et la fossoyeuse de l’hôpital public !», a ajouté la députée LFI Mathilde Panot.

A droite, des personnalités des Républicains ont elles aussi critiqué la candidature d'Agnès Buzyn. C'est le cas du député Pierre-Henri Dumont. «En pleine pandémie mondiale [de] coronavirus et à la veille du début de l’examen de la réforme des retraites à l’Assemblée nationale, la ministre en charge de ces deux dossiers démissionne pour des intérêts partisans : sauver LREM à Paris. Cela n’honore pas la politique», a-t-il écrit.

L'affaire Griveaux en cause

Agnès Buzyn succède à l'ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a renoncé à se présenter aux élections municipales pour «protéger sa famille» après la publication de vidéos intimes, le 14 février. L'activiste russe controversé Piotr Pavlensky a revendiqué la diffusion de ces vidéos.

Ce 16 février, Piotr Pavlensky a été placé en garde à vue avec sa compagne. Celle-ci serait la destinataire de ces vidéos privées à caractère sexuel.

Quelques jours auparavant, la ministre de la Santé avait pourtant refusé de se présenter aux élections parisiennes dans le XVe arrondissement, notamment à cause d'un agenda trop chargé lié à la gestion de la crise du coronavirus. «Je ne pourrai pas être candidate aux municipales. Avec tous mes dossiers plus le coronavirus, mon agenda est trop chargé», avait-elle déclaré le 14 février sur France Inter.

Lire aussi : Affaire Griveaux : Juan Branco dessaisi de la défense de Piotr Pavlensky

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