Le Rassemblement national attaqué en justice par son créancier russe

Le Rassemblement national attaqué en justice par son créancier russe Source: AFP
Marine Le Pen (d), présidente du parti Rassemblement National (RN), flanquée du trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just (g), lors d'une conférence de presse en novembre 2017 (quand le parti s’appelait encore «Front national») à Paris (illustration).

Des médias russes ont révélé que l’actuel créancier en Russie du Rassemblement national l’avait attaqué auprès d’un tribunal moscovite pour défaut de remboursement d’un prêt de 9,4 millions d’euros consenti en 2014.

La société Aviazaptchast a déposé fin décembre devant la Cour d'arbitrage de Moscou un recours contre le Rassemblement national pour le remboursement d’un emprunt de 9,4 millions d’euros contracté en 2014 à un taux annuel de 6%.

Cette information a été publiée dans la base de données du tribunal arbitral moscovite et a attiré l’attention du site russe Open Media financé par le milliardaire russe Mikhaïl Khodorkovsky.

Ce prêt avait été contracté en 2014 par le parti – qui s’appelait encore Front national – auprès de la First Czech Russian Bank (FCRB), une banque à capitaux russes et tchèques, privée de sa licence en 2016.

A l’époque plusieurs médias en France avaient estimé que ce prêt démontrait une connivence entre le Kremlin et le parti de Marine Le Pen, et qu’il constituait en réalité un don des autorités russes à son parti. Selon un article du quotidien Le Parisien publié à l’automne 2019, ce prêt arrivait à échéance en septembre dernier.

Après la faillite de la FCRB, ses actifs ont été transférés à la société russe Conti, qui les a ensuite transférés à Aviazaptchast. Cette entreprise dont le nom pourrait se traduire par «aéro-pièces détachées» créée à partir de l’entreprise soviétique Aviazagranpostavka, a pour principale activité le service après-vente d’avions russes exportés. 

Le trésorier du Rassemblement national Wallerand de Saint-Just, contacté par RT France a déclaré être en pourparlers avec son créancier : «Nous avons de bonnes relations avec lui et nous avons le désir de rembourser cette dette, ce que nous sommes en train de faire», expliquant également : «Nous avons compris qu’il était contraint d’introduire cette procédure judiciaire par la réglementation russe parce qu’il s’agit d’une créance en devises étrangères.» 

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