Affaire Benalla : Vincent Crase en garde à vue dans l'enquête sur le contrat russe

- Avec AFP

Affaire Benalla : Vincent Crase en garde à vue dans l'enquête sur le contrat russe© CHARLES PLATIAU Source: Reuters
Vincent Crase au premier plan lors de son audition au Sénat, le 19 septembre 2018.
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Ancien employé de LREM et proche d'Alexandre Benalla, Vincent Crase a été placé en garde à vue dans l'enquête pour corruption ouverte sur un contrat de sécurité signé entre sa société et un milliardaire russe.

Ancien membre de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, Vincent Crase a été placé en garde à vue ce 17 décembre dans l'enquête pour corruption ouverte sur un contrat de sécurité signé entre sa société et Iskander Makhmoudov, richissime homme d'affaires russes.

Proche d'Alexandre Benalla, l'ancien employé de LREM est interrogé à Rouen par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre d'une enquête du Parquet national financier (PNF) sur les activités du milliardaire russe.

Selon Mediapart, ce contrat aurait été «négocié» par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla, «du temps où il était à l'Elysée».

Iskander Makhmoudov, milliardaire à la tête d'un empire industriel en Russie, est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d'une puissante organisation criminelle.

Lors d'une interview accordée à Paris Normandie en avril 2019, Vincent Crase, ancien officier de réserve de la gendarmerie dans l'Eure, avait écarté toute irrégularité dans le contrat passé entre son ex-société de sécurité, baptisée Mars, et Iskander Makhmoudov.

«[C'était] un contrat tout à fait clair, signé par avocats, et non un faux contrat comme j'ai pu le lire parfois», avait-il expliqué.

«Il prévoyait d'assurer la sécurité et l'accompagnement des enfants de ce monsieur, scolarisés à Monaco, ainsi que la sécurité et l'accompagnement d'Iskander Makhmoudov [..] lorsqu'il viendrait en France. Chose qu'il n'a jamais faite durant les trois mois de ce contrat», avait-il ajouté.

L'ancien employé de LREM avait par ailleurs assuré n'avoir «jamais rencontré» l'oligarque russe, précisant qu'Alexandre Benalla ne l'avait pas vu non plus.

Joint le 17 décembre par l'AFP, l'avocat de Vincent Crase, Christian Saint-Palais, n'a pas souhaité s'exprimer.

Mediapart avait révélé l'existence de ce contrat voilà un an, en affirmant qu'Iskander Makhmoudov avait rémunéré Vincent Crase 294 000 euros en juin 2018. Le contrat, qui «prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco» selon Mediapart, avait été sous-traité à la société Velours, ancien employeur d'Alexandre Benalla.

Lors d'une audition devant la commission d'enquête sénatoriale décidée après les révélations du Monde sur les violences commises le 1er Mai, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont assuré en janvier que le premier n'avaient pas pris part à la négociation de ce contrat, conclu alors qu'il travaillait encore à l'Elysée.

Lire aussi : Affaire Benalla : une année qui a changé le visage de la justice ?

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