Somme : faute d'espace, un maire décide de mettre en vente des tombes civiles de Poilus

Somme : faute d'espace, un maire décide de mettre en vente des tombes civiles de Poilus© François Nascimbeni Source: AFP
Un habitant portant l'uniforme d'un soldat français de la Première Guerre mondiale, ou «Poilu», quitte une caverne le 6 décembre 2014 lors d'une cérémonie commémorative en l'honneur de 6 soldats français exécutés à Vingré, dans le nord-est de la France. (image d'illustration)

Faute d'espace dans le cimetière, le maire d'Harbonnières dans la Somme a décidé de reprendre les concessions funéraires des tombes abandonnées. Certaines, qui contiennent les corps de Poilus, sont désormais à vendre.

«C'est des gars qui avaient 20, 22, 25 ans quand ils sont partis au front où ils se sont fait tuer [...] Ils se sont battus pour défendre nos valeurs, notre liberté, et aujourd'hui on les traite comme si c'était plus rien», déplore Xavier, passionné d'Histoire au micro de France 3. Il se déclare choqué qu'on puisse jeter ces soldats à la fosse commune.

En effet, pour retrouver de l'espace dans le cimetière de sa commune, le maire d'Harbonnières, dans la Somme, a décidé de reprendre les concessions funéraires des tombes qui sont laissées à l'abandon. Parmi celles-ci, certaines contiennent les corps de soldats morts en 14/18. Ainsi, ces tombes civiles de Poilus sont à vendre car aucun héritier ne s'est manifesté, selon le maire.

Il avait entrepris cette démarche en 2013, faute de place dans le cimetière, et a ainsi envisagé la rétrocession sur une centaine de tombes, qui n'étaient plus entretenues.

Afin d'honorer tout de même la mémoire de ces soldats, le maire a décidé d'ajouter une plaque commémorative comportant leurs noms : une démarche approuvée par les représentants de l'association Le Souvenir français.

France 3 rapporte que les corps de ces soldats ont été rapatriés dans le cimetière communal dans les années 20, à l'initiative des familles. Le droit de concession à perpétuité accordé par l'Etat à ses soldats morts a donc été perdu au profit de droits uniquement civils. 

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